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O Emmanuel in Gdańsk, 12th December 2014

 


The Hilliard Ensemble et Jan Garbarek : une conclusion éblouissante (Genève, 4th December 2014)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Genève
Elle semble toujours inattendue, même après vingt ans, cette alliance de musique vocale austère et du son errant du saxophone. Pourtant l’alchimie entre Jan Garbarek et le Hilliard Ensemble est indéniable.

Il serait quelque peu trompeur de décrire Officium comme une improvisation du saxophoniste norvégien sur fond de musique ancienne : aussi maladroit qu’il serait de catégoriser ces collaborations comme de la musique grégorienne, ou comme du jazz. Le projet est bien plus complexe que cela, et son attrait moins explicable. Jan Garbarek et le Hilliard Ensemble sont en dialogue ; ils sont égaux, dans leur création de cette texture sonore particulière. Il serait peut-être plus savant de décrire ceci comme de la polyphonie, en imaginant le saxophone de Garbarek comme une cinquième voix.

Cette collaboration ralentit peu à peu après vingt ans de succès international. Le groupe a donné vie à trois albums, et s’est produit dans les cathédrales de Berlin à Sienne, Londres à New York. Nous assistons à la tournée finale du Hilliard Ensemble, dont le dernier concert aura lieu au Wigmore Hall à la mi-décembre. Demain, à Cambridge, sera la dernière incarnation live d’Officium. L’idée plane, dans la Cathédrale Saint-Pierre à Genève, que nous assistons à un moment d’envergure historique.

Le programme de la soirée suit l’arc de l’album Officium Novum de 2010 : Garbarek ouvre le concert seul, si discrètement qu’une partie du public se méprend et pense qu’il ne fait que s’échauffer. Mais quand les voix se joignent à lui, les harmoniques planantes réverbérant sous les voûtes et sur les colonnes de pierre, un silence hypnotique se fait. Même le chêne des bancs cesse de crépiter lorsque le quatuor fait sa procession à travers la nef.

Le concept a connu une certaine évolution depuis la sortie de l’oeuvre-phare Officium, dont un million et demi de copies avait été vendu. Dans ce premier opus, le Hilliard Ensemble reste dans son arène de préférence – la musique ancienne – où Garbarek les suit. À les voir aujourd’hui, on a le sentiment que voguant sur leur succès, ces cinq hommes ont pris des libertés depuis cette époque, et suivi d’autres chemins d’inspiration mutuelle. Officium Novum, la deuxième suite après Mnemosyne en 1999, en délaisse le latin pour le russe, le français, le croate, le suédois, l’anglais, s’ouvrant au Nord et à l’Est de l’Europe. Ce concert de clôture est un reflet de cette nouvelle variété.

Il n’y a pas seulement le choix d’œuvres qui a évolué depuis 1994, mais l’approche collaborative elle-même, devenue plus exploratoire. Garbarek ne fait pas que broder sur des musiques existantes : il en transforme le matériau même. D’ailleurs, plusieurs morceaux du programme sont ses propres compositions (dont le très joli "We Are the Stars" qui rappelle Whitacre ou MacMillan). C’est l’inverse du concept d’origine, et le projet en gagne une certaine profondeur.

Les membres du Hilliard Ensemble ne sont peut-être plus si jeunes, mais restent tout de même des maîtres. David James, Rogers Covey-Crump, Gordon Jones et Steven Harrold chantent en choeur depuis des années, et cela s’entend dans chaque pièce. Ils savent créer un son d'ensemble. Si le ton venait à trembler, si une voix devait s’affaiblir un moment, les trois autres se soulèvent pour le soutenir. On pourrait presque dire les quatre autres, puisque la voix du saxophone est parfaitement mêlée à la leur. Ainsi, s’il y a des moments où les voix se perdent presque dans une acoustique caverneuse, Garbarek les choisit pour monter en flèche de façon transcendante.

La voix immaculée du haute-contre David James mérite une mention supplémentaire. En tant que compagnon et double naturel du saxophone, sa voix forme la clef de voûte de l’alliance et du projet entier. Dans "Most Holy Mother of God" d’Arvo Pärt, elle est particulièrement impressionnante. Si, parmi les autres, il y a d'occasionnels moments chancelants vers les registres graves, ils sont rapidement réparés et pardonnés. À chaque moment du concert, le son est purifié, perfectionné.

Pendant ce temps, Garbarek flotte en fond de scène, méditatif. À certains moments, le son transperçant qu’il crée est sauvage, angulaire, de quoi faire trembler. Puis, la voix du saxophone ténor ou soprano s’adoucit tout à coup jusqu’à ce qu’elle soit quasiment inséparable des voix. Ceci encourage une détente, un certain enjouement de la part du Hilliard Ensemble, qu’on remarque dans leurs vocalises sinueuses comme dans l’éclat des coups de glotte. Ce n’est pas seulement Garbarek qui apporte un élément de modernité sonore : les maîtres n’ont pas peur de prendre des risques. De temps en temps, il est saisissant de deviner l'étendue de leur improvisation. Quoi qu’il en soit, à l’approche de la retraite, le Hilliard Ensemble respire de grâce, de chaleur, et d’élégance – comme ils l’ont toujours fait.

Peu d’alliances demeurent aussi fascinantes pendant vingt ans. Dans ces derniers concerts, les interprètes rayonnent d’inspiration sans trace de fatigue, en donnant vie à cette mêlée si étrange et merveilleuse de l’ancien et du moderne, d’équilibre et d’énergie, de friction et de fusion.

source: bachtrack.com (5 December 2014)
photo source: instagram.com

 


Bach e Pärt armonici con l'Hilliard Ensemble (Ferrara, 28th November 2014)

Hilliard Ensemble in Ferrara
Sono durati quarant’anni a cantare quella roba lì. Ma ‘quella roba lì’ è la musica delle sfere celesti, come l’ha intitolata la musicologa Daniela Gangale nel bel programma di sala che presentava il concerto dell’Hilliard Ensemble per Ferrara Musica. Ora tutto è finito, anzi finirà il 20 dicembre, quando i cantori dell’Hilliard si congederanno definitivamente dalle scene con l’ultimo appuntamento pubblico alla Wigmore Hall di Londra.

A Ferrara questo Ensemble si presentò durante un Aterforum che portava in Italia, novità assoluta, la musica del compositore estone Arvo Pärt. Era l’inizio degli anni ’90, poi sono tornati in alcune regolari stagioni concertistiche, ogni volta con successo. L’altra sera sul palcoscenico del Teatro Comunale Abbado si sono presentati in otto, quattro voci femminili (due soprani e due contratenori) e quattro maschili (tenori e bassi) per un programma dedicato a Johann Sebastian Bach ed anche a Pärt.

Canto a cappella, ovviamente, trattandosi dell’Hilliard, tanto gli strumenti erano le voci che si ricorrevano nel canone e nel contrappunto, ognuna con un proprio timbro e tutte assieme come una delicata e impalpabile armonia. Musica delle sfere celesti, non solo per il contenuto dei testi, ma anche per la bellezza delle esecuzioni. Immaginate quattro timbri diversi che entrano all’unisono come flauti dolci su un verso quale “Jesu meine Freude” (Gesù mia gioia) e più avanti si spezzettano in contrappunti e fiorettature sulle poche vocali della lingua tedesca, per tornare all’unisono e smorzare su una nota tenuta a fior di labbra, ognuna col suo timbro ben diviso e ben udibile, ma tutte assieme in perfetta armonia. Ecco, questo è il canto bachiano dell’Hilliard Ensemble: e da Bach al nostro contemporaneo Arvo Pärt il passo è brevissimo, nonostante i 250 anni che li separano: perché l’estone, come il tedesco, commuove. Non c’è melodia spianata eppure è così melodiosa la sua parola cantata. Non c’è veemenza eppure è così irruente, non c’è virtuosismo eppure è così meravigliante. È la melodia che vibra dentro lo spettatore che fa apparire melodiosa quella cantata. Tutto qui.

source: lanuovaferrara.gelocal.it (30 November 2014)

 


Transeamus in Straubing, 12th November 2014

Hilliard Ensemble in Straubing
Hilliard Ensemble in Straubing Hilliard Ensemble in Straubing Hilliard Ensemble in Straubing

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Officium in Marburg, 9th November 2014

Hilliard Ensemble in Marburg
Hilliard Ensemble in Marburg Hilliard Ensemble in Marburg Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Marburg

source and more photos: www.op-marburg.de

 


Jan Garbarek és a Hilliard Ensemble a Bazilikában (Budapest, 8th November 2014)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Budapest
November 8-án, a Szent István Bazilikában került sor az év talán legjobban várt zenei eseményére: Jan Garbarek és a Hilliard Ensemble közös búcsúkoncertjére.

„Amit Coltrane hallhat a Mennyországban” – ezt írta egy Amazon-felhasználó Jan Garbarek (szaxofon) és a Hilliard Ensemble első közös lemezéről, az 1994-ben megjelent „Officium”-ról. Most, a Szent István Bazilikában kiderült, hogy egyáltalán nem tévedett. Az a fajta muzsika, amit a Hilliard Ensemble képvisel, és Garbarek jazzes megközelítése tulajdonképpen nem csak zeneelméletileg fakad nagyjából egy tőről. A reneszánsz évei alatt kikristályosodott vokális többszólamúság ugyanis a dúr-moll tonalitás térhódítása előtt használatos hét modális hangnemben virágozott ki igazán, és a huszadik század kezdetétől pedig, túllépve a funkciós gondolkodáson, újra megjelentek az archaikus egyházi hangnemek. A modern zenében, és főleg a jazzben ezek hatása tagadhatatlan. De Garbarek sokkal többet tett annál, hogy a sorzáró, kitartott fermátákra improvizáljon valami odaillőt. Sikerül olyan atmoszférát teremtenie, amiben a két zenei világ spirituális szinten is össze tudott olvadni. Persze nem kis szerepe volt ebben a Bazilika légkörének, és csodálatos akusztikájának is, ami ezerszer jobban működik, mint bármilyen digitális effektpedál.

Garbarek és a Hilliard Ensemble összesen három közös lemezt hozott össze, ezek közül a legsikeresebb az első (Officium) volt. Ezen az estén a négy énekes (David James – kontratenor, Rogers Covey-Crump – tenor, Steven Harrold – tenor, Gordon Jones – bariton) az „Officium” (ez búcsúturnéjuk címe is!) alapján vázolt fel átfogó képet a szakrális kórusművészetről az ismeretlen 15. századi mesterektől. Garbarek mélyről jövő, a hangulatokra reflektáló rögtönzései csodás keretbe foglalták a koncertet, vagy inkább a ritka zenei élményt. Sajnos utoljára, mivel az „Officium” megjelenésének huszadik, és a Hilliard Ensemble megalakulásának negyvenedik évfordulója alkalmából szervezett turné egyben búcsúturné is. A közönség ezt óriási vastapssal honorálta, két ráadást is adott a zenekar, és legalább háromszor jöttek vissza meghajolni.

De nemcsak emiatt volt ez a hangverseny az év kiemelkedő és nehezen feledhető eseménye.

source and more photos: www.jazzma.hu (10 November 2014)

Megérkezett Budapestre Jan Garbarek és a Hilliard Ensemble – Ma este 8-kor búcsúkoncert a Bazilikában
(Jazzma.hu, 8 November 2014)
Búcsúajándék (Jazzma.hu, 10 November 2014)

 


Remember me my dear in Berlin, 30th October 2014

 


Transeamus in Berlin, 29th October 2014

Hilliard Ensemble in Berlin
Hilliard Ensemble in Berlin Hilliard Ensemble in Berlin Hilliard Ensemble in Berlin Hilliard Ensemble in Berlin
Hilliard Ensemble in Berlin Hilliard Ensemble in Berlin Hilliard Ensemble in Berlin Hilliard Ensemble in Berlin

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Wie fester Strand und wogendes Meer (Ingolstadt, 24th October 2014)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Ingolstadt
Nur kurz die Augen schließen. Sich lösen von den sichtbaren Eindrücken und ganz fallen lassen – hinein in den mystischen, schnörkellosen Zauber von glasklaren Klängen. Töne, die ihren Ursprung weit entfernt in einer anderen Dimension zu haben scheinen.

Die Klänge quellen von der Apsis des Liebfrauenmünsters heraus und füllen in ihrer Zartheit dennoch das gewaltige Gotteshaus. Schon einmal hat das Bauwerk diesen Zauber erleben dürfen, als das Hilliard Ensemble zusammen mit dem Saxofonisten Jan Garbarek hier als Highlight der Jazztage 2012 gastierte. Das Vokalquartett aus England und der Ausnahmesaxofonist aus Norwegen sind zurückgekommen und wieder ist dieses Konzert ein überragendes Erlebnis in der Reihe der Jazztage.

Wer die Augen geschlossen hält und sich in die Klänge vertieft, scheint in einem Déjà-vu-Erlebnis angekommen zu sein. Manches im Ablauf schließt nahtlos an das Konzert vor zwei Jahren an. Wieder ist am Anfang nur ein Saxofon-Ton, der wie sanfter Wellenschlag auf und ab schwillt und den Raum durchdringt, bevor Jan Garbarek langsam den Altarraum betritt. Erneut flechten sich die Stimmen der Vokalisten, die den Gängen entlang bedächtig zum Altar ziehen, sensibel und unaufdringlich in den Klang ein. Wieder hält die Mystik aus Musik und Aura die Menschen gefangen. Und auch diesmal liegt eine unglaubliche spannungsgeladene Stille über den vielen Köpfen. Keiner der Musiker benötigt elektronische Hilfsmittel, um diese einzigartige akustische Erlebniswelt zu erschaffen.

Das britische Quartett mit Countertenor David James, den Tenören Rogers Covey-Crump und Steven Harrold sowie Bariton Gordon Jones hat mit seinem unvergleichlichen Sound schon in ihrem Welthit „Officium“ ein wunderbares Pendant zu den Tonphilosophien geschaffen, die Garbarek aus seinem Sopransaxofon feinsinnig spinnt. Die Sänger und das Saxofon bleiben jeder für sich ihrer eigenen Charakteristik treu und doch erfüllen sie einander, entwickeln besonders in dieser unmittelbaren Berührung ihre unvergleichliche Faszination. Sie sind wie fester Strand und wogendes Meer. Sie bedingen einander in der Zone des Wellenschlags, um den ganzen Reiz und den Zauber in der Nahtstelle zweier Elemente, in ihrer Überlappung und Verwirbelung wirken zu lassen. Der geradezu asketische Gesang im Stil gregorianischer Tradition und die glasklaren, fast schon frostigen Töne schaffen in dem himmelhohen Bauwerk eine unwirkliche, mystische, spirituelle Stimmung.

Vereinzelt klingt Motorenbrummen von außen in diese abgeschlossene, entrückte Welt. Es holt die Zuhörer für einen kurzen Moment zurück in die Realität. Doch der Drang zur Rückkehr in die akustische Zwischendimension aus Harmonie und Spiritualität ist übergroß.

Garbarek nutzt die Weite des Raumes. Mehrmals trägt er seine jazzigen Improvisationen ins Publikum, wandelt in sich gekehrt die Seitengänge entlang und scheint mit seinem Saxofon dabei eins zu sein.

Fast eineinhalb Stunden lang halten Garbarek und das Hilliard Ensemble diese Aura nahtlos aufrecht, bis sie mit einem lang gedehnten Amen und verlaufenden Saxofonklängen hinter den Hochaltar ziehen. Langsam nur schwillt der Applaus an, steigert sich aber bald zu furios prasselnden Sturmgüssen und entfesselt die Energie, die zum Abbau der tiefen Anspannung nun frei werden muss.

Nach anhaltenden Ovationen im Stehen geben Garbarek und das Hilliard Ensemble eine Zugabe.

source: www.donaukurier.de (26 October 2014)
photo gallery: www.donaukurier.de

Mittelalter und Moderne (Augsburger Allgemeine, 27 October 2014)

 


Vier Stimmen vor dem Ruhestand (Halle, 20th October 2014)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Halle
Auch wenn das Hilliard-Ensemble nach Tour-Ende in den Ruhestand gehen will, so haben die Sänger, wie sie bei ihrem fulminanten Konzert in Halle demonstrierten, trotz des fortgeschrittenen Alters nichts von ihrer vokalistischen Frische und Strahlkraft verloren.

An diesem Abend wird kein Wort gesprochen. Allein Musik und Gesang haben das Sagen und der begeisterte Jubel des Publikums am Ende, der zwei Zugaben zur Folge hat. Jan Garbarek eröffnete das Konzert mit einem seiner inzwischen berühmt gewordenen Saxophon-Improvisationen, in die das Hilliard-Ensemble sukzessive einstimmte. Die vier Akteure sind anfangs in Halles Marktkirche verteilt und treten gemessenen Schrittes in den Altarbereich, wo Garbarek fortan im Gehen spielt.

Genau 80 Minuten tragen sie ohne Pause und nahezu übergangslos ihr Repertoire vor. Allen voran die Stücke des Albums „Officium“. Das erschien, wie auch die Alben „Mnemosyne“ und „Officium Novum“, beim Münchner Label ECM.

Entdeckung durch Plattenlabel

Neben den relativ jungen Plattenfirmen Denovali Records und Erased Tapes Records ist ECM eines der wenigen Tonträger-Unternehmen, dessen Veröffentlichungen man ungehört erwerben kann. Der ECM-Gründer Manfred Eicher war es auch, der seinerzeit das Potenzial der Akteure erkannte, als sich der norwegische Saxophonist und das englische Vokal-Ensemble erstmals trafen. Das war, wie sich Hilliard-Mitglied David James in einem Beitrag für die Zeitung „The Guardian“ erinnerte, im Benediktinerkloster Sankt Gerold in Österreich.

Ein „Blind Date“, an dessen Anfang die vier Sänger die Motette eines spanischen Komponisten anstimmten und Jan Garbarek zu improvisieren begann, in dem er mit seinem Saxophon gleichsam die fünfte Stimme spielte. Nachdem das Stück verklungen war, sei Eicher aufgesprungen und habe ausgerufen: „Das müssen wir aufnehmen!“. Wie recht der Musikproduzent doch hatte: Das Album „Officium“, 1994 erstmals erschienen, verkaufte sich über eine Million Mal. Das ist für ein Werk der modernen Klassik sensationell.

Jan Garbarek und das Hilliard-Ensemble haben eine 21-jährige musikalische Erfolgsgeschichte geschrieben, unter die jetzt ein Schlusspunkt gesetzt wird. Wie es sich gehört mit einem neuen Album („Transeamus“) und einer Tournee, die die fünf Akteure noch einmal durch halb Europa führt.

Eine Station auf der Abschiedstour war am Montag die Händel-Stadt, in der sich Jan Garbarek und das Hilliard-Ensemble über eine bis auf den letzten Platz gefüllte Marktkirche freuen konnten.

Das Besondere dieser Klänge

Ein Bild, das die Theologen wohl auch zu den Sonntagsgottesdiensten gern sehen würden. Aber andererseits ist ein Konzert von Jan Garbarek sowie den Herren David James (Countertenor), Rogers Covey-Crump (Tenor), Steven Harrold (Tenor) und Gordon Jones (Bariton) immer eine musikalisch heilige Handlung. Das Besondere, das ihren Klängen eigen ist: Je länger man ihnen lauscht, umso leichter wird es dem Hörer ums Herz.

Auch wenn das Hilliard-Ensemble nach Tour-Ende in den Ruhestand gehen will, so haben die Sänger, wie sie bei ihrem fulminanten Konzert in Halle demonstrierten, trotz des fortgeschrittenen Alters nichts von ihrer vokalistischen Frische und Strahlkraft verloren.

source: www.mz-web.de (22 October 2014)

 


Garbarek e Hilliard Ensemble: l'incontro di due mondi (Bellinzona, 16th October 2014)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Bellinzona
Intenso e suggestivo concerto giovedì sera a Bellinzona.

Emozionante, intenso, avvolgente nel suo perfetto connubio tra passato e presente, tra sacro e profano.È difficile, in poche parole, sintetizzare la magia che ha regalato quello che, senza alcun dubbio, può essere annoverato come uno degli eventi musicali dell'anno in Ticino, ovvero il recital offerto, giovedì sera in una Collegiata di Bellinzona stracolma in ogni ordine di posti, dalla fortunata quanto insolita accoppiata tra il quartetto polifonico inglese Hilliard Ensemble e il sassofonista scandinavo Jan Garbarek. Un concerto speciale per vari motivi. Perché al termine di questa tournée l'ensemble britannico concluderà definitivamente la sua quarantennale esperienza canora durante la quale si è imposto come una delle massime autorità nell'interpretazione della musica antica. Ma anche perché ogni sua esecuzione è unica, in quanto modellata attorno al luogo in cui avviene. Nella fattispecie la rinascimental-barocca chiesa bellinzonese, normalmente poco adatta, per le sue grandi dimensioni e per la sua struttura architettonica, ad ospitare eventi musicali, ma che invece si è rivelata ideale palcoscenico per questa esibizione che i cinque artisti hanno concepito e sviluppato in maniera dinamica, così da valorizzane appieno le peculiarità.

source: www.cdt.ch (18 October 2014)

 


Hilliards und Jan Garbarek verabschieden sich von St. Marien (Osnabrück, 5th October 2014)

Hilliard Ensemble in Osnabrück
Mit einem romantischen „Remember me“ hat sich das Hilliard Ensemble von der Marienkirche in Osnabrück verabschiedet und das diesjährige Festival Musica Viva beendet. Zusammen mit dem Saxofonisten Jan Garbarek haben sie auf ihrer letzten Tournee noch einmal in der gotischen Kirche am historischen Osnabrücker Marktplatz gastiert.

Man muss Manfred Eicher, den Chef und kreativen Kopf des Münchner Plattenlabels ECM bewundern: Er brachte den norwegischen Saxofonisten Jan Garbarek und das Hilliard Ensemble zusammen. Dass es dabei nicht um die Verdoppelung von Wohllaut ging, wurde in der Osnabrücker Marienkirche sehr schnell klar: Jan Garbarek eröffnet das Konzert mit ein paar schlichten Phrasen, die Hilliards unterlegen das, im Kirchenschiff verteilt, mit Liegetönen. Darüber steigert sich Garbareks Spiel zu höchster Expressivität, ja, mitunter gibt er seinem Spiel schneidende Schärfe – ein herber Gegensatz zum weichen Klang des Hilliard Ensembles.

Vierzig Jahre hat dieses Ensemble, in wechselnden Besetzungen, mit seiner Version von Chorgesang Kirchen gefüllt und den Plattenmarkt versorgt. Die Idee, Renaissancemusik mit Jazz-Saxofon zu kombinieren, hatte den Hilliards dann wohl zum Durchbruch verholfen – es war alles andere als nur ein Marketing-Gag.

Einmal mehr haben die fünf Herren zum Abschluss des Festivals Musica Viva in der Marienkirche gezeigt, dass die Kooperation mehr ist als die Summe der einzelnen Elemente. Das liegt zu einem großen Teil daran, dass sich beide Teile ihre Freiräume nehmen und zugestehen: Garbarek übernimmt einzelne Töne oder Motive,um sie in seinen Soli weiterzuspinnen, entfernt sich, kehrt zurück zu einem Ton, auf dem das Hilliard Ensemble wieder ansetzt und seinen anrührenden Gesang entwickelt.

Breit gefächert ist dabei das Spektrum: Ein ausführlicher Teil widmet sich orthodoxer liturgischer Musik, es gibt zeitgenössische Chorsätze mit engen Klangtrauben, romantische Chorsätze und, natürlich, Musik der Renaissance. Dabei verfügt die vier Herren – Countertenor David James, die Tenöre Rogers Covey-Crump und Steven Harrold sowie Bariton Gordon Jones – nach wie vor über die Qualitäten, die dieses Ensemble so außergewöhnlich machen: die weiche, runde Homogenität ihres Klangs. Natürlich stellt sich mit den Jahrzehnten so etwas wie blindes Gefühl füreinander ein; bemerkenswert ist das exakte Miteinander trotzdem, ebenso wie die Reinheit des Klanges. Und nach wie vor hören sich die Hilliards einzigartig an, singen trotz aller Fülle mit einer Transparenz, die jeden Ton, jede Phrase deutlich herausarbeitet. Kunstvolle Polyphonie wird so zum Erlebnis, beschwingt tänzerische Sätze ebenso. Zumal, wenn Garbarek dazu den Spielmann in sich zulässt.

Gegen Ende verteilen sich die fünf Herren noch einmal im Raum, spielen ein bisschen mit der Akustik des Kirchenschiffes, kehren zurück und widmen sich ein paar klassisch-romantischen Sätzen aus der katholischen Liturgie. Mit „Dona nobis“ und dem folgenden „Amen“ gehen sie von ihrer Bühne im Altarraum ab, und es klingt wie der Wunsch der Hilliards an die Welt. Die Zugabe dagegen nimmt sich wie ein persönlicher Abschiedsgruß aus: „Remember me“, singen sie da, und Jan Garbarek windet dazu ein paar zarte Girlanden: Ja, wir werden sie in bester Erinnerung behalten.

source: www.noz.de (5 October 2014)

 


Klangwunder im Dom (Speyer, 3rd October 2014)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Speyer
Das Hilliard-Ensemble verabschiedete sich aus Speyer mit einem beeindruckenden Konzert im Kaiserdom. Ein Highlight des Festivals „Enjoy Jazz“, das die Besucher berührte.

Touristenströme wälzen sich durch die Hauptstraße. In den zahlreichen Straßencafes herrscht an diesem Spätsommertag Hochbetrieb. Überall brodelt das Leben. Doch am Ende der Hauptstraße empfängt den Besucher des Speyerer Kaiserdoms kühle Schwere - erst einmal tief ausatmen. Loslassen. Den Puls beruhigen. Die Ohren neu ausrichten. Dann kann es beginnen: das Konzert mit dem Saxofonisten Jan Garbarek und dem vierköpfigen Hilliard-Ensemble.

Auch im Dom herrscht drangvolle Enge. Das vorletzte Konzert, das die Sänger vor ihrem endgültigen Abschied in Speyer geben, ist ausverkauft. Doch in den Bank- und Stuhlreihen in Mittelschiff und Längsschiffen herrscht konzentrierte Aufmerksamkeit. Die Sinne sind gebannt von Anfang an. Vor dem Altar steht nur Jan Garbarek. Einsam schickt er einige Töne ins Gewölbe, Klänge, die sich in der hallenden Akustik überlagern, ineinander fließen und gegenseitig umschlingen.

Allmählich sind menschliche Stimmen zu vernehmen. Von allen Seiten her nähern sich die Sänger dem Altar, der Klang verdichtet sich. Das Ensemble ist komplett. Solche Raumwirkungen nutzen die Sänger und der Saxofonist im Verlauf dieses Konzerts häufiger. Das Auseinanderstreben und die anschließende Wiedervereinigung, der Wechsel von Nähe und Distanz ergeben in diesem besonderen Konzertsaal faszinierende Effekte.

Das Hilliard Ensemble bietet zum Abschluss seiner Konzerttätigkeit mehr als 40 Jahre nach der Gründung einen Querschnitt durchs Repertoire: mittelalterliche Litaneien und Madrigale, kontrastiert mit zeitgenössischen Gesängen, traditionelles Liedgut aus Frankreich, Spanien und Armenien mit größtenteils spirituellen Bezügen. Das Konzert selbst folgt einer sogleich einleuchtenden Dramaturgie, die an den liturgischen Ablauf einer Heiligen Messe erinnert.

Von jeglichem Zwischenapplaus ungestört, vollzieht sich ein kunstvolles Ritual, an dessen Ernsthaftigkeit diese vier Sänger keinen Zweifel aufkommen lassen. Ausdruck, Mimik, Präzision künden von tiefer Hingabe an die Lieder und Weisen früherer Jahrhunderte. Das wirkt fast zärtlich, aber stets demütig. Es sind Gesänge, die mal aus öden Eiswüsten, mal aus blühenden Oasen zu stammen scheinen.

Diese Musik evoziert Bilder. Bilder von kargen Mönchszellen, von staubigen Pilgerwegen und asketischen Mahlzeiten. Manchmal bieten diese Harmonien nicht mehr als das Versprechen nach einem Kanten Brot und einem Krug kalten Wassers. Manchmal aber auch die Hoffnung auf Überfülle durch eine gnädige Kraft.

Den A-Cappella-Gesang malt Garbarek mit kaskadisch flutenden, weichen Klangfarben aus, die die kalten Sandsteingemäuer des Domes umschmeicheln, durch den weiten Raum schwingen und jeden Punkt zu berühren scheinen. Was die Zusammenarbeit zwischen den Sängern und dem Saxofonisten so faszinierend macht, ist die Erweiterung des Alten, ohne es dem Neuen zu opfern: Garbareks Improvisationen würdigen die Tradition, stellen sie aber in ein perspektivisch erweitertes Spektrum. Ein Konzert, das zwar Bestandteil des Festivals "Enjoy Jazz" ist, das aber genauso gut zu den Schwetzinger Festspielen - von denen sich das Hilliard Ensemble bereits im Sommer verabschiedet hatte - gepasst hätte.

Am Ende streben Sänger und Saxofonist wieder auseinander, um sich abermals am Altar neu zu finden und schließlich gemeinsam von der Bühne abzutreten. Man kann ein solches Konzert als pures Klangwunder erleben. Man kann es aber auch meditierend nachvollziehen. Aus einem solchen Konzert geht man, so oder so, anders heraus, als man hineingegangen ist. Und selbst abgebrühte Seelen lassen sich von dieser Musik erweichen - und sei es auch nur im Gefühl der Schwermut darüber, dass dieses legendäre Ensemble in diesem Jahr endgültig von der Bühne abtreten wird.

source: www.morgenweb.de (4 October 2014)

 


Hilliard-Ensemble und Jan Garbarek faszinieren in Haller Michaelskirche 900 Zuhörer
(Schwäbisch Hall, 1st October 2014)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Schwäbisch Hall
Ruhe und Konzentration, Schwingungen und Schwebungen, Alte Musik und Jazz - das Hilliard-Vokalensemble und der Saxofonist Jan Garbarek fesseln ihr Publikum in der vollbesetzten Michaelskirche.

"Die kleinste Metropole der Welt" - so nannte sich Schwäbisch Hall einmal in einem Imagefilm. Wenn man den Tourneeplan von Jan Garbarek und dem Hilliard-Ensemble anschaut, sieht man: Darauf ist Hall die zweitkleinste Metropole - aber dafür die erste. Denn in Hall haben die Musiker am Mittwoch den Auftakt zu ihrer Abschiedstournee "Officium. The Last Concerts" gemacht. Es folgen das Kloster Eberbach in Eltville am Rhein (die kleinste Metropole auf der Liste) und dann eine lange Reihe Großstädte, darunter Berlin, München und London. Der Tourplan geht bis 6. Dezember, und danach wird es das Hilliard-Ensemble nicht mehr geben. Nach 40 Jahren auf den Bühnen der Welt - davon 20 Jahre mit vielen gemeinsamen Auftritten mit Jan Garbarek - geht das Ensemble in den Ruhestand.

Das war sicher für viele der Besucher aus Nah und Fern ein zusätzlicher Anreiz, das Haller Konzert nicht zu verpassen. Die Kirche St. Michael ist ausverkauft, etwa 900 Zuhörer sind gekommen.

Sie bekommen eine ruhige, meditative Musik zu hören. Das Hilliard-Ensemble hat offenbar mit Absicht lauter Stücke ausgewählt, die kaum jemand kennt. Es gibt auch kein Programmheft, dem man Titel und Komponisten hätte entnehmen können. Die Sänger wünschen wohl, dass das Publikum die Musik einfach hörend aufnimmt, ohne zwischendrin etwas zu lesen, zu denken, wiederzuerkennen. Das meiste, was sie singen, ist Alte Musik, es kommen aber auch schräge Harmonien vor, die wohl der russischen Spätromantik entstammen. Es erklingen Teile des Messe-Textes in Latein und in verschiedenen slawischen Sprachen, Motetten und als Zugabe ein englischsprachiges Madrigal. Nicht dabei sind Kompositionen von Arvo Pärt in seinem berühmten Tintinnabuli-Stil, die nicht zuletzt durch das Hilliard-Ensemble bekannt geworden sind - oder das Hilliard-Ensemble durch sie. Aber ein Pärt ist am Mittwoch doch dabei: "Most Holy Mother of God" aus dem Jahr 2003.

Zwei der vier Sänger des Hilliard-Ensembles sind im Rentenalter angekommen. Die Stimmen sind vielleicht nicht mehr ganz so brillant, wie sie mal waren, aber das Ensemble berückt nach wie vor mit Präzision und mit großer Ruhe im Klang. Es breitet einen langen, weichen Klangteppich aus, auf dem Jan Garbarek mit seinen Sopransaxofon-Klängen schreiten, sich drehen oder auch lustig herumhüpfen kann.

Der Instrumentalist spielt ohne Noten, meist geht er im Altarraum umher und lotet die Klangräume der Kirche aus. Er nimmt die Harmonien und die Stimmungen der Gesangswerke auf, improvisiert, verbindet die Stücke miteinander und gibt dabei die tonalen Stichwörter für die nächste Motette, das nächste gesungene Vaterunser.

So entsteht ein großer musikalischer Bogen, der das Publikum gut eine Stunde lang trägt - es ist eine gute Entscheidung, das Konzert ohne Pause und dafür kurz zu gestalten. So bleibt die Atmosphäre bis zum Schluss konzentriert und doch entspannend.

Das Publikum in der St. Michaelskirche ist hingerissen, es applaudiert stehend, Bravo-Rufe und begeistertes Trampeln sind zu hören. Mit zwei Zugaben bedanken sich die Musiker dafür.

source: www.swp.de (4 October 2014)
photo gallery: www.swp.de

 


Ein bewegendes Abschiedskonzert (Kempen, 21st September 2014)

Hilliard Ensemble in Kempen
Nach 40 Jahren hört das Hilliard Ensemble auf: In der ausverkauften Paterskirche bot das Quartett ein ausgefallenes Programm mit Werken des 13. bis 15. Jahrhunderts sowie der Moderne. Publikum dankte mit langem, herzlichen Applaus.

Wehmütig konnte es einem beim „Musica antica e viva"-Konzert schon werden. Nicht, weil das vorzügliche Hilliard Ensemble zum vierten Mal nach Kempen kam, sondern weil es das letzte Mal gewesen ist. Deutlich wurde in der ausverkauften Paterskirche allerdings auch, dass die Sänger das Ende ihrer Laufbahn beizeiten selbst bestimmen und sich nicht irgendwann von andern vorschreiben lassen wollten. Denn noch beherrschen sie ihr Metier.

Ihr Programm fiel insofern aus dem Rahmen, weil es genau die Musik aussparte, die üblicherweise in Konzertsälen zu hören ist, die vom Barock des 17. bis zur Romantik des 19. Jahrhunderts. David James (Countertenor), Steven Harrold und Rogers Covey-Crump (Tenor) sowie Gordon Jones (Bariton) — auf einen Bass wurde bewusst verzichtet — stellten Werke des 13. bis 15. Jahrhunderts Kompositionen der Moderne gegenüber.

Damit boten sie ein anspruchsvolles, zugleich auch anstrengendes Konzert, das eine hohe Konzentration erforderte. Auf jeden Fall für die Sänger, die erhebliche Schwierigkeiten zu bewältigen hatten — und hervorragend bewältigten. Ungewöhnliche Harmonien, bei denen gelegentlich auch einmal unser gewohntes Tonsystem verlassen wurde, wurden mit beachtlicher Sicherheit vorgetragen. Die Intonation war tadellos, problemlos hielt das acappella-Quartett auch bei den schwierigsten Passagen die Tonhöhe. Auch das Zuhören war nicht ganz einfach. Dass, wer nicht zu den Experten mittelalterlicher Musik gehört, Namen wie Frye, Sheryngham oder Cornysh nicht kennt, ist nicht weiter von Belang. Aber dass die mittelalterliche Ästhetik eine ganz andere ist als die heutige, dass Stimmungen wie fröhlich oder traurig damals ganz anders in Klang umgesetzt wurden als heute, erfordert fürs Hören mehr als ein entspanntes auf sich Wirken lassen. Die im 20. Jahrhundert geborenen Komponisten — darunter bekannte wie John Cage und Arvo Pärt und weniger bekannte wie Vache Sharafyan, Katia Tchemberdij oder Maximilian Schnaus — dürften beim Publikum unterschiedliche Wirkungen hinterlassen haben. Die „Litanei für den Wal" für zwei sich durch den Raum bewegende Sänger beispielsweise orientierte sich mit Absicht am Litanei-Prinzip der geplanten Eintönigkeit. Je nach Aufnahmebereitschaft kann dabei beim Zuhörer entweder Spiritualität oder Langeweile entstehen. Erlaubt ist beides.

In dem langen, herzlichen Beifall drückte sich nicht nur Anerkennung für ein bemerkenswertes Konzert aus, sondern auch der Respekt für eine ganz außerordentliche Lebensleistung. Hilliard dankte mit einer Zugabe und verabschiedete sich mit einer Kostprobe aus dem Prag des 16. Jahrhunderts.

source: Rheinische Post (23 September 2014)

 


Tokyo (Japan), 12th September 2014

Hilliard Ensemble in Tokyo
Hilliard Ensemble in Tokyo Hilliard Ensemble in Tokyo Hilliard Ensemble in Tokyo Hilliard Ensemble in Tokyo

source: www.facebook.com

 


Takefu (Japan), 9th September 2014

Hilliard Ensemble in Takefu

source: www.facebook.com

 


Cuatro cabalgan juntos (Estella, 1st September 2014)

Hilliard Ensemble in Estella
a Semana de Música Antigua de Estella ha comenzado reivindicando su titularidad. O sea, ofreciendo un extraordinario concierto de las músicas más antiguas de nuestro repertorio occidental. Esas músicas que, partiendo del gregoriano, con ecos de las iglesias orientales, y la incorporación de novedosos melismas e improvisaciones, darán paso a Monteverdi, a la gran polifonía renacentista, y a todo lo demás. Músicas antiguas y, sin embargo, de una modernidad capaz de saltar diez siglos, sin que el oído estalle. Un oxímoron constante que casi nos acerca a Acilu. Y, si no tanto, sí al exitoso minimalismo místico de los contemporáneos. Por ejemplo, al estonio Arvo Pärt (1935), del que el cuarteto vocal inglés cantó -de propina- un precioso canto a la Virgen, que enlazaba, directamente, con la última obra del programa: el Viderunt omnes de Perotin (1165-1220), un impresionante ejercicio de improvisación organizada (otra vez el oxímoron), con infinitas vocalizaciones que nos podrían llevar hasta el cantaor flamenco Arcángel, que acaba de grabar un disco con el violagambista Fhami Alqhai. Y es que estas músicas balbucientes y fronterizas, escuchadas hoy, nos evocan toda la historia de la música.

Un programa redondo, cerrado a un estilo, a una época, sin concesiones -salvo esa de la propina-, en la que el oyente debe sumergirse como en un mantra, y en el que, o se flota como las naves de la iglesia, o se aburre. Un programa duro, al principio, hasta que uno se va asentado cómodamente en las terrazas sonoras que van montando los cuatro cantantes. Un programa muy complicado de interpretar porque hay que inventarse casi todo. En el que no hay compás que valga, en el que es la intuición, la respiración, la espiritualidad interna la que interpreta. Y que sólo conjuntos como los Hilliard son capaces de servir con la rica-austeridad de esa medievalidad que siempre nos han dicho que es oscura, pero que aquí se nos muestra luminosa y revolucionaria.

Todos los componentes del cuarteto mantienen el altísimo nivel que esperábamos. Pero el tiempo no pasa en balde. Individualmente, en la primera parte, quizás hubo alguna duda. Pero, la conjunción de los cuatro, sigue siendo prodigiosa; con unos finales de frase en pianísimo de una dulzura y proyección admirables. Con un contratenor -David James- que sostiene al grupo desde las alturas. Nos admira la impecable técnica, capaz de llegar al final del largo recital, sin cansancio. Y quedamos fascinados por la emoción que transmiten -como si lo estuvieran descubriendo todo- después de cabalgar juntos cuarenta años. No sólo son un estilo interpretativo musical, sino un estilo de vida, dedicada a un repertorio bien elegido (del gregoriano al siglo XXI). Dicen que es la gira de la despedida. Será más por el cansancio de viajar que por no tener nada que decir con su magisterio. Nos queda su vasta discografía. Y el recuerdo de este concierto. Para la historia.

source: www.noticiasdenavarra.com (3 September 2014)
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The Hilliard Ensemble cierra en Ávila una etapa de 40 años de trayectoria musical
(Ávila, 26th August 2014)

Hilliard Ensemble in Ávila
El pasado 26 de agosto y con aforo completo, tuvimos la oportunidad de escuchar a uno de los mejores grupos en la interpretación de música vocal del Renacimiento en la Iglesia del Real Monasterio de Santo Tomás, Ávila.

La tercera edición del Festival Internacional de Música Abvlensis celebra este año el cuadragésimo aniversario del grupo inglés The Hilliard Ensembleretomando In Paradisum, el referencial registro que esta agrupación grabó en septiembre de 1997 en el monasterio de St. Gerold, Austria, y que incluye en su programa música del Officium Defunctorum de Tomas Luis de Victoria (ca.1548-1611), y motetes de Giovanni Pierluigi da Palestrina (ca.1525-1594).

El programa se organizó en tiempo y forma como una Misa de Réquiem monódica en la que se intercalaron secciones polifónicas, interpretadas siempre a cappella. Sucesores de la tradición interpretativa inglesa, esta agrupación de voces masculinas de asombrosa belleza y técnica ofrecieron lo que actualmente denominamos una reconstrucción litúrgica, reviviendo músicas que perfectamente pudieron ser interpretadas en cualquier ciudad española de aquel entonces.

The Hilliard Ensemble son una importante referencia en la interpretación de música del Renacimiento a cappella, tarea ardua y difícil, demostrando en sus excelentes grabaciones una gran calidad técnica e interpretativa. Pero, a pesar del conocimiento que tienen en cuanto a la concepción estética de este repertorio, decepcionaron, sobre todo al principio, sin demostrar ese control técnico del que hacen gala.

El concierto se inició con la segunda lección de maitines del Oficio de Difuntos, Taedet animam meam, que Victoria incluyó en su Officium Defunctorum de 1605. Una musicalización que hace que esta Lectio sea una obra perfecta, con gran expresividad y musicalidad, que el grupo inglés no supo defender, pues al principio del concierto parecían despistados e incómodos con el espacio, incluso algunas partes estuvieron desafinadas, haciendo que su interpretación estuviera por debajo de sus posibilidades.

Sin embargo, habría que destacar la capacidad de interpretación del canto llano, tanto para el Ordinario como para el Propio, de una belleza musical extraordinaria que se cimenta sobre una competencia técnica admirable, unas voces formidables, y la complicidad de años de trabajo en común.

En general, el sonido fue claro y conciso, aunque en algunas ocasiones plano, y falto de expresividad, sobre todo en la interpretación de Victoria, pues las líneas melódicas no estaban del todo limpias costando su inteligibilidad. A veces, daba la sensación que el respeto a Victoria era tal, que las voces se desinflaban. Sin embargo, del abulense escuchamos también los responsorios Libera me Domine y Peccantem me quotidie, que pertenecen a la menos conocida Missa pro defunctis publicada en 1592, los cuales fueron excelentes, condensando una potencia declamatoria y expresiva.

A Palestrina le correspondió los motetes Domine quando veneris, Heu mihi Domine, el salmo Miserere mei Deus, y el responsorio Libera me Domine, que cerró el concierto. El balance tímbrico y sonoro en la mayoría de estas piezas resultó bueno, equilibrado y uniforme, pues parecía que las voces conversaban e intercambiaban diferentes opiniones. Este concierto nos permitió valorar las características comunes de estos dos grandes compositores del siglo XVI, sus semejanzas, y las más que evidentes diferencias.

Habría que subrayar que el ‘bis’ del concierto fue una obra del genial compositor Arvo Pärt, con el que los británicos tienen una relación muy especial desde el año 1988 cuando grabaron de Passio. La obra que interpretaron, Most Holy Mother of God, fue compuesta expresamente para ellos en el año 2003. Sin duda, fue la mejor interpretación de todo el concierto. Además, es una de las obras más significativas para el grupo, pues la repiten constantemente como propina, como ya hicieron en su concierto en el Auditorio Nacional de Madrid en el año 2011 con este mismo programa, In Paradisum.

En resumen, un concierto lleno de muy buenos momentos donde la calidad de las voces, y su sonido limpio y transparente, permitieron reconocer la conexión del contrapunto y el contenido del texto. The Hilliard Ensembleson incomparables y el martes pasado pudieron poner un broche de oro a una de las mejores trayectorias en el panorama de la música del Renacimiento. Solamente quedan palabras de agradecimiento por el trabajo realizado durante todos estos cuarenta años repletos de grandes éxitos y extraordinarias grabaciones.

source: www.docenotas.com (30 August 2014)
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The Hilliard Ensemble in Greyfriars Kirk (Edinburgh, 14th August 2014)

Hilliard Ensemble Edinburgh

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Litanei für einen Wal (Konstanz, 23rd July 2014)

Hilliard Ensemble in Konstanz
Das renommierte Hilliard Ensemble verabschiedet sich nach 40 Jahren mit einer Tournee von der Bühne. Nach einem Konzert in Konstanz folgt noch eins in Allensbach.

Wer das international bekannte Hilliard Ensemble noch einmal live erleben möchte, sollte sich beeilen: Die Formation, bestehend aus vier A-capella-Musikern, wird sich zum Ende des Jahres auflösen. Auf seiner Abschieds-Welttournee machte es auch einen Halt in Konstanz, wo die Sänger im Rahmen des Fünften Konstanzer Chorfestivals in der Stephanskirche auftraten. Ein weiteres Konzert folgt im November in Allensbach.

Hilliard, das sind David James (Contratenor), Steven Harrold (Tenor), Rogers Covey-Crump (Tenor) und Gordon Jones (Bariton). Der Name der Formation geht zurück auf den Britischen Renaissance-Maler Nicholas Hilliard, der unter anderem für Königin Elisabeth I. von England malte. Die Renaissance und das späte Mittelalter stellen auch den musikalischen Schwerpunkt des Hilliard Ensembles dar: Die drei Tenöre und der Bariton haben sich auf Alte Musik vor 1600 spezialisiert.

Heuer feiert das Quartett sein 40-jähriges Bestehen. Man kann sich denken, warum dies die letzte Tournee werden soll: Nach mehreren Tausend Konzerten in den berühmtesten Kirchen der Welt und aufgrund des fortgeschrittenen Alters der Musiker will das Ensemble aufhören, wenn es am schönsten ist.

Und schön ist die Vokalmusik der vier Briten definitiv noch – wenn man sich darauf einlassen kann. Denn das sakral orientierte Repertoire der Musiker, das Jahrhunderte der Musikgeschichte umfasst, bedarf beim Konsum höchster Konzentration und Sensibilität für die einzelnen Stimmen. Nicht immer herrschen Wohlklang und Eingängigkeit, der Gesang fordert, provoziert den Zuhörer bisweilen, bevor sich die Stimmen versöhnlich übereinander legen. So auch in der Neuen Musik, beispielsweise bei Katia Tchemberdjis: „Aus Psalm 69“ löst beklemmende Gefühle aus, da sowohl Text („Gott, Hilf mir; denn das Wasser geht mir bis an die Seele“) als auch Gesang den Vorgang des Ertrinkens versinnbildlichen. Die verzweifelt flehenden Stimmen schwellen an, werden zu verzerrten Hilferufen; die Dissonanzen unterstreichen die Bedrohlichkeit der Situation. Der Wohlgefallen an solchen und anderen Stücken liegt in der exzellenten Umsetzung: in der gekonnten Intonation, den präzise ge-sungenen Fugen und einem harmonischen Stimmgeflecht, das Schwarmverhalten an den Tag legt: Dynamisch und ausdifferenziert verhält sich der Gesang des Quartetts wie ein einziger harmonischer Klangkörper, der sich rhythmisch ständig neu ausrichtet.

Erhaben schwebt die hohe Stimme von Contratenor David James über dem Cantus Firmus, der von den anderen fortlaufend moduliert wird. Schwer ist auszumachen, aus welchem Mund der Klang kommt, der sich sofort im gesamten Kirchenschiff ausbreitet. Das Hilliard Ensemble schafft ein beispielloses Miteinander, das keiner Stimmgabel, keinem Dirigat und kaum Blickkontakt bedarf.

In den Kontext von Renaissance-Balladen, Messen und Motetten auf Latein, Englisch, Italienisch und Deutsch passen die Werke des 20. Jahrhunderts von Komponisten wie John Cage, Maximilian Schnaus und Arvo Pärt überraschend gut, was natürlich auch der Interpretation der Musiker geschuldet ist. Einige Stücke wurden eigens für das Quartett geschrieben. Der sakrale Rahmen wird dadurch natürlich manchmal gesprengt, so wird eine Litanei für einen Wal (John Cage) abgehalten oder es werden sinnfreie Texte gesungen und Sprechgesänge vorgetragen. Dies zeigt, dass es der Neuen Musik, wie der Kunst der Moderne, weniger auf Inhalte als auf die Form ankommt. Selten kann man sich so gut auf den reinen Gesang konzentrieren, abschalten und den Klang in seinen Einzelbestandteilen wahrnehmen. Das Konstanzer Publikum konnte sich auf dieses Experiment einlassen, wie minutenlange stehende Ovationen zeigten.

source: www.suedkurier.de (26 July 2014)

 


Abschied des Hilliard Ensembles von Mecklenburg-Vorpommern (Bad Doberan, 20th July 2014)

Hilliard Ensemble in Bad Doberan
Ein wenig Trauer schwang bei der Begegnung des Rostocker Motettenchors mit dem weltberühmten HILLIARD ENSEMBLE  mit – der Auftritt am 20. Juli 2014 im ausverkauften Doberaner Münster war eines der vielen Abschiedskonzerte des britischen Vokalquartetts, das nach dem Londoner Abschiedskonzert am 20. Dezember 2014 die Weltbühnen für immer verlassen und seine Konzerttätigkeit aufgeben wird. Mit Werken von Schütz und Pärt ging die langjährige Zusammenarbeit des Motettenchors mit den Hilliards nun zu Ende.

Hilliard Ensemble in Bad Doberan

source: www.st-johannis-kantorei.de

 


Magische Momente, kraftvolle Musik (Trier, 19th July 2014)

Hilliard Ensemble in Trier
Ein spirituelles Klangerlebnis haben das britische Männer-Vokal-Quartett Hillard Ensemble und der norwegische Saxofonist Jan Garbarek 1100 Zuhörern im Trierer Dom bereitet. Das Nachtkonzert im Rahmen des Mosel Musikfestivals war nicht nur musikalisch ein besonderes.

Trier. Es ist ein Eintauchen in eine entrückte Welt: Von der stickigen Schwüle einer sommerlich aufgeheizten und selbst um 22 Uhr immer noch geschäftig summenden Stadt hinein in die stille Kühle der Hohen Domkirche. Nur von Kerzen beleuchtet verströmt der erhabene Raum eine mystische Atmosphäre.

Und plötzlich wird sie hörbar. Ätherische Töne schweben von irgendwoher durchs Gewölbe, schwingen von den Wänden zurück, umfangen die Sinne. Jan Garbarek hat sich mit seinem Saxofon auf Wanderschaft durchs Kirchenschiff begeben, lotet den Klang im Raum aus. Bald ist ein feiner Widerhall auf seine sanften Melodiesequenzen zu hören, ein hymnisches Echo, das ebenfalls aus einer anderen als der weltlichen Sphäre zu kommen scheint. Es sind die Tenor-, Bariton- und Countertenorstimmen der vier Sänger des Hillard Ensembles.

Zunächst im Raum verteilt gruppieren sie sich später auf der Bühne und stimmen dort geistliche Gesänge an. Sie klingen leise, feierlich und in wohlgesetzter Harmonie. Jan Garbarek improvisiert dazu, mal begleitend, mal in Pausen.

Er greift sensibel Gesangselemente auf, führt sie fort oder setzt melodische und rhythmische Kontrapunkte, wobei er stets seine räumliche Position wechselt. Es ist, als wohne man einer Liturgie bei, eine ruhige klare Kraft geht von dieser Musik aus. Was da genau gesungen und zelebriert wird, bleibt zwar verborgen, ist aber auch unerheblich. Alles was zählt, ist die magische Spiritualität, die aus dem Zusammenwirken von Stimmen, Instrument und sakralem Raum entsteht.

Andächtige Stimmung
In sie versinken die 1100 Zuhörer so, dass man an besonders leisen Stellen eine Stecknadel fallen hören könnte. Zur andächtigen Stimmung trägt auch das Bewusstsein bei, hier einem Abschied beizuwohnen. Vierzig Jahre nach seiner Gründung und 20 Jahre nach dem überaus erfolgreichen Album "Officium" löst sich das Hillard Ensemble in diesem Jahr auf. Für seine Europa-Abschiedstournee hat es sich nur wenige Städte und Sakralbauten ausgewählt. Auf Platz zwei seiner Favoritenliste stand Trier, weil hier das gemeinsame Projekt mit dem Jazzer mehrfach enthusiastisch vom Publikum aufgenommen worden war. Premiere im Rahmen des Mosel Musikfestivals war 1997 in der Basilika. Die Aufführung im Trierer Dom endete mit stehenden Ovationen.

source: www.volksfreund.de (21 July 2014)

 

 


Sphärische und meditative Klänge (Auhausen, 18th July 2014)

Hilliard Ensemble in Auhausen
Das Hilliard Ensemble galt 40 Jahre lang als Institution der A-Capella-Musik und ist heute noch Vorbild für jüngere Vokalensembles. Auf ihrer Abschiedstournee hatten ihre Anhänger Gelegenheit, die vier Sänger in der für ihre Musik prädestinierten romanischen Auhausener Klosterkirche zu erleben, vorzugsweise mit Musik, die vor 1600 geschrieben wurde, frühe Mehrstimmigkeit, aber auch viel Zeitgenössisches, ungewöhnlich im Klang, mit einer großen Freiheit der Stimmen.

Aus dem 13. Jahrhundert Englands stammen Gesänge, in denen Könige, Ritter und Bischöfe beschrieben wurden. Forsch begann das Quartett die Beschreibung der Auseinandersetzungen des Thomas von Canterbury mit König Heinrich II. und entwickelte aus einstimmigen gregorianischen Melodien einen Dialog. Sich überschneidende Monodien zeichneten das Ensemble als absolut aufeinander eingespielt aus. Schwebende Klänge wurden bei „Musicalis scientia“ stimmenmäßig verzweigt im Gegensatz zu den versöhnlicheren homophonen Klängen des „Saint Thomas honour we“.

Als einen besonderen interpretatorischen Leckerbissen kann man das dialoghafte „Ah! Gentle Jesu“ von Sheringham bezeichnen, in der besonderen Darstellung des weltberühmten britischen Vokalensembles. Mit klaren, lang gehaltenen und sphärischen Klängen und der Melodie in den Mittelstimmen verwiesen sie in die Nähe der Gregorianik. Das 1996 vom Armenier Vache Sharafyan für das Hilliard Ensemble geschriebene Stück „Lord who made the spring run“ bildete einen interessanten modernen Kontrast zu der „Alten Musik“. Sehr herb im Klang erschien Katia Tchemberdjis Vertonung des 69. Psalms, voll von dissonanten Reibungen, die den Text in ein bitteres musikalisches Gewand kleiden: „Ich versinke im tiefen Schlamm, da kein Grund ist; ich bin im tiefen Wasser, und die Flut will mich ersäufen“. Die Sänger drückten den Schmerz mitfühlend aus, vermittelten aber auch die Hoffnung auf Erlösung durch den von Countertenor David James am Ende zurückhaltend leise gesungenen hohen Ton. Ein starker, eindrucksvoller Moment!

Der zweite Teil des Konzerts begann mit drei erhaben klingenden französischen Kompositionen eines unbekannten Verfassers aus dem 13. Jahrhundert, zeitgenössisch dagegen „Heterophonie“, ein Stück mit einer interessanten Mischung aus rhythmischem Sprechen und Gesang. Als besonders wirkungsvoll erwies sich das John-Cage-Stück „Litany for the whale“, bei dem Tenor Steven Harrold und Bariton Gordon Jones durch das gesamte Kirchenschiff wandelnd die Zuhörer faszinierten, als sie die nur fünf (!) Töne, mit denen die Komposition auskommt, meditativ variiert, durch die Gewölbe des Kirchenraums schweben ließen. Alle verharrten in andächtigem Schweigen.

Prächtig und höchst gefühlvoll zelebrierten die Hilliards „Most Holy Mother of God“, eine höchst anspruchsvolle Komposition des Finnen Arvo Pärt. Die mittelalterliche Einstimmigkeit im italienischen „Laude Novella“, verstärkte in seiner scheinbaren Einfachheit den Eindruck des folgenden prachtvollen „Gloria“ aus der „Messe de Notre Dame“ von Guillaume de Machaut. Die Sänger erhielten von den Zuhörern für ihre engagierte Leistung einen begeisterten Beifall. Wenn ihnen auch zuletzt die Anstrengung bei der Intonation anzumerken war, gaben sie dem dankbaren Publikum doch noch eine Zugabe mit dem alten schottischen Volkslied „Remember me my dear!“ - ein rührender Abschied.

source: www.augsburger-allgemeine.de (24 July 2014)

 


Officium in Wrocław, 7th June 2014

Hilliard Ensemble in Wrocław

source: www.ekoncert.wroclaw.pl (8 June 2014)

 


Jan Garbarek niczym piąty element. Magiczny koncert w Oliwie (Gdańsk, 5th June 2014)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Gdansk
Jana Garbarka można uwielbiać lub nie znosić. Natchniony norweski saksofonista rzadko pozostawia słuchacza obojętnym. Co ciekawe, podczas koncertu z Hilliard Ensemble charyzmatyczny Garbarek był "tylko" dodatkiem do kwartetu wokalnego. Jednak był to dodatek arcyważny, swoisty "Piąty element", który spinał całość (niczym miłość w filmie Luca Bessona).

Pomysł połączenia tradycyjnego, klasycznego kwartetu wokalnego Hilliard Ensemble z nordyckim tonem Jana Garbarka urodził się w głowie genialnego szefa wytwórni ECM - Manfreda Eichera. To on zaprosił norweskiego jazzmana i brytyjskich wokalistów na nagrania do klasztoru św. Gerolda w austriackich Alpach. W założeniu miał to być projekt niszowy, wydany w serii z tzw. "nową muzyką", bowiem powstała płyta, której nie można było zakwalifikować ani do klasyki, ani do jazzu. "Officium" okazała się strzałem w dziesiątkę i doczekała się kontynuacji w postaci płyt "Mnemosyne" i "Officium Novum".

Saksofon sopranowy Garbarka współbrzmi z głosami śpiewaków zaskakująco naturalnie. Tak jakby połączenie kwartet wokalny plus instrument dęty było oczywiste i znane od lat. Jakby renesansowe pieśni były pisane z myślą o takim właśnie składzie. Być może dlatego, że saksofon Jana Garbarka jest zmienny jak kameleon i potrafi zabrzmieć zarówno ostro niczym irlandzkie dudy, jak i ciemno jak ormiański duduk. Nic więc dziwnego, że Norweg potrafi bezbłędnie wpisać się zarówno w kompozycje muzyki dawnej, jak i pieśni pochodzące z bliższego i dalszego Wschodu.

I ta umiejętność się przydaje, bowiem artyści z Hilliard Ensemble uwielbiają różnorodność. Śpiewają stare pieśni ormiańskie i bizantyjskie, utwory absolutnie współczesne (w katedrze usłyszeliśmy m.in. kompozycję Arvo Pärta "Most Holy Mother of God"), utwory inspirowane twórczością Indian, rosyjskie pieśni starocerkiewne (jak "Ojcze nasz", które wykonali w czwartek) i muzykę europejskiego renesansu i średniowiecza.

I to właśnie w tych ostatnich kompozycjach Hilliard Ensemble brzmieli najlepiej i najpełniej - skład w końcu został powołany do śpiewania muzyki z tego okresu. Szczególnie wybijał się barwny kontratenor Davida Jamesa i śpiewny baryton Gordona Jonesa, który zachwycał lekkością we wspomnianej modlitwie "Ojcze nasz". W utworach cerkiewnych Brytyjczykom brakowało jednak nieco dolnych rejestrów (najniższy głos w kwartecie to baryton), zaś w pieśniach ze Wschodu klasycznie wykształcone gardła nie potrafiły oddać takich emocji, jak chropowate głosy śpiewaków ludowych.

A jednak za sprawą Hilliard Ensemble i Jana Garbarka w Katedrze Oliwskiej zadziała się magia (choć może brzmi to nieco obrazoburczo). Pod koniec koncertu muzycy rozeszli się po świątyni, a śpiew i improwizacje otoczyły słuchaczy ze wszystkich stron. Śpiewacy wymieniali się partiami solowymi i burdonem (jednostajnym dźwiękiem stanowiącym podstawę harmoniczną), a wszystko kolorował, podkreślał, otaczał i opisywał Jan Garbarek. Dźwięki zespołu otuliły uszy słuchaczy i uniosły ich serca gdzieś w rejony na co dzień mało dostępne. Właśnie za takie uniesienia fani kochają norweskiego saksofonistę.

Utwór ten z pewnością zrekompensował niedostatki wrażeń słuchaczom siedzącym i stojącym w tylnej części katedry. Koncert bowiem zrealizowany został w sposób tradycyjny, bez dodatkowego nagłośnienia, podobnie jak koncerty na festiwalu Actus Humanus. Na szczęście niezwykły pogłos Katedry Oliwskiej zdawał się nieść dźwięk saksofonu Garbarka w nieskończoność.

source: rozrywka.trojmiasto.pl (6 June 2014)

 


The Hilliard Ensemble na Pražském jaru, 30th May 2014

 


Hilliard: loučení s legendou (Prague, 30th May 2014)

Hilliard Ensemble in Prague
Po čtyřiceti letech zářivé koncertní dráhy, kdy patřil k tomu nejlepšímu v britské hudbě, končí The Hilliard Ensemble svou kariéru. Jedno z posledních letošních vystoupení věnoval také Pražskému jaru, v Rudolfinu 30. května zpíval duchovní skladby Bacha a Pärta. Spojení dvou dominantních oblastí zájmu Hilliardu, moderní a barokní hudby, bylo dramaturgicky šťastné, přičemž interpretačně dopadl Pärt lépe než Bach.

I když bych tomu nikdy nevěřila, že s něčím u tohoto vždy dokonalého sdružení nebudu zcela spokojená, protože dokonalost a Hilliard Ensemble byly vlastně synonymem, u posledního koncertu již bylo znát docházející síly původních členů kvarteta. Když tady byli naposledy v roce 2011 a provedli minimalistickou operu Heinera Goebbelse I went to the house but did not enter – a zpívali ji výtečně i se záskokem, nikomu nepřišlo ani na mysl, že by za dva tři roky měli důvody k ukončení kariéry. Nyní se ale zvláště u Bacha, u sól a fugatových nástupů, vyjevily některé jejich hlasové limity. Byla zde místa silná a stále geniální, a byla místa průměrné kvality.

The Hilliard Ensemble přijel v počtu osmi zpěváků, kromě původních členů Davida Jamese (kontratenor), Rogerse Covey-Crumpa (tenor), Stevena Harrolda (tenor), Gordona Jonese (baryton) přibyly i posily: Monika Mauch (soprán), Claudia Reinhard (soprán), David Gould (kontratenor) a Robert MacDonald (bas).

Hilliard Ensemble in Prague
Do první skladby nastoupila dvě pěvecká kvarteta, poprvé jsem slyšela Hilliard živě zpívat i se ženskými hlasy. Provedli dvojsborové Bachovo moteto Der Geist hilft unser Schwachheit auf, BWV 226, které Bach složil k pohřbu teologa a básníka Johanna Heinricha Ernestiho. Obě čtveřice byly rozestavěny se sopranistkami na krajích, oběma kontratenory také na opačných koncích a tak postupně až ke nejhlubším hlasům uprostřed. Zvláště vysoké hlasy se občas zdály intonačně nekompaktní. Na druhé straně je jasné, že když zpívají jednotlivé hlasy namísto hlasových skupin sboru a bez případného kostelního doprovodu varhan nebo kontinua, jsou jako nahý v trní: každý detail a nepřesnost je v jejich obnaženosti nápadná. Nezvyk pro mě byly i ženské soprány, zdálo se mi, že tak nezapadají do zvukového ideálu souboru, jak jsem na něj z určitých skladeb byla zvyklá, ale zde si to zřejmě vyžádaly skladby samotné.

Následovaly dvě skladby Ärvo Pärta, Summa pro čtyři hlasy a V domě farizeově, kterou zpívalo jen mužské trio. Zvláště ta druhá měla moc hezký výraz, i když sóla kontratenoristy Davise Jamese postrádala někdy lehkost, na kterou jsme u něj zvyklí.

Hilliard Ensemble in Prague
Předlouhé a náročné Bachovo pětihlasé moteto Jesu, meine Freude, BWV 227, prověřilo všechny z pětice zpěváků (dvě sopranistky a tři mužské hlasy) v sólech a fugových nástupech, jež patřily k těm méně zdařilým místům, hezky zněly klidnější homofonní pasáže.

Řekla bych, že to nejlepší přišlo po přestávce: osmihlasý motet Komm, Jesu, komm, BWV 229, s chorálem a árií zaujal již hezkým začátkem, ladil ve všech hlasech a jeho nástupy vyzněly energicky a dobře. Pärtovy Dva slovanské žalmy pro pět hlasů přinesly zpěvná témata, kantilény východního chorálního charakteru, byly méně minimalistické. Provázela je tajemná atmosféra. Soubor zazářil mimo jiné výbornou výslovností staroslověnského textu. Zdařilý byl i dvojsborový Bachův motet Ich lasse dich nicht, du segnest mich denn, BWV Anh. 159, který dal příležitost v sólech i mladším „náhradníkům“ a fugu zvládli tentokrát velmi dobře.

Čveřice původních „Hilliardů“ poté uvedla skladbu Most Holy Mother of God, kterou pro ně Arvo Pärt složil v roce 2003. Začíná orientálním exotickým zpěvem, na který ostatní hlasy odpovídají v průzračně čistých akordech. Hilliard Ensemble zpíval tak jemně, v dokonalý souzvucích, v pianissimech tenkých jako vlásek, byl to balzám pro duši. V té chvíli se vrátil ten skvělý Hilliard, jak jej známe, okamžitě jsem se ocitla v atmosféře jejich starších slavných nahrávek Pärta. To je ten Hilliard, který nám bude chybět.

Na závěr se všech osm pěvců rozloučilo dvojsborovým žalmem Singet dem Herrn ein neues Lied, BWV 225, kde Bach kombinuje a střídavě proti sobě staví dva zpěvy na dva různé texty tak, jak to umí jen on. Skladba měla ohromnou energii, i v tomto komorním podání, tempo energicky šlapalo, hlasy byly přehledné a dobře vedené a jako zlatá koruna vše uzavřela velká fuga a slavnostní Allelujah. Publikum se s Hilliard Ensemble loučilo dlouhým potleskem vestoje.

source: operaplus.cz (31 May 2014)
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Ovace pro Hilliard Ensemble a Simonu Houda Šaturovou (Novinky.cz, 1 June 2014)

 


Hilliard Ensemble, Salisbury Cathedral, review: 'too much easy listening'
(Salisbury, 27th May 2014)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Salisbury
Judging by this concert with saxophonist, Jan Garbarek, it's time – after 40 years together – for the Hilliard Ensemble to bow out, says John Allison.

A lone saxophonist stands at the cathedral crossing, his metallic, keening tone floating upwards and echoing around. Out of the depths of the building, he is joined by a quartet of male voices, sounding at moments like a human didgeridoo.

Slowly four men appear – resembling nothing so much as cathedral sidesmen – and join the saxophonist: these are The Hilliard Ensemble and Jan Garbarek, repeating the formula with which they hit the charts 20 years ago with the release of their album, Officium.

But not for much longer. The Hilliards are in their 40th and final season, having decided – just in time, for some members seem to have reached their yell-by date – to put away their part-books at the end of the year. This programme with their longstanding, Norwegian saxophonist collaborator features in several of their concerts between now and December 6, when it will be heard for the last time, at Trinity College, Cambridge. They make their final farewell at the Wigmore Hall on December 20.

At the Salisbury International Arts Festival – this year under Toby Smith’s direction – their programme fitted well with the festival's overall theme of northern light. Although the initial Hilliard-Garbarek album was rooted in medieval church music, they expanded their sources in the subsequent Mnemosyne and Officium Novum recordings to include world music but especially the Estonian composers Arvo Pärt, Veljo Tormis and Erkki-Sven Tüür.

That Baltic connection is reflected here not least in Pärt’s Most Holy Mother of God, with its repeated incantations and mood of increasing fervour. It is sung in English, but several languages are included in the unbroken sequence of pieces, unannounced and unlisted in the programme yet shaped into a single, meditative arc. The melancholy vein of the Eastern European works provides the programme’s most distinctive aspect, and Garbarek’s alto sax weaves some haunting lines.

At times, it functions as a softly integrated fifth voice, and in its most brightly glinting outbursts, his saxophone is also handy when it comes to disguising vocal blemishes.

The Hilliard-Garbarek phenomenon has run its natural course, and though the programme has its effective moments, at even 75 minutes’ duration it represents a little too much easy listening.

source: www.telegraph.co.uk (28 May 2014)

Salisbury International Arts Festival diary: Day Five (The Telegraph, 28 May 2014)

 


Review: Jan Garbarek and the Hilliard Ensemble in Bath Abbey (Bath, 26th May 2014)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Bath
A soprano saxophone playing unaccompanied, save for an enormous echo. In an unusually beautiful old abbey, it sounds out as a call to the faithful, and four singers duly join in, walking oh-so-slowly toward the horn's summons and assembling before a packed congregation of already enthralled listeners.

Who else but Jan Garbarek and the Hilliard Ensemble? Reunited for a tour in the Hilliards' 40th - and final - year they make music of unusual power. Three may be preparing for retirement, but the four singers' voices all have a purity that is perfectly suited to the slow-tempo austerity of most of their repertoire, here mainly taken from their third recording with the saxophonist, Officium Novum (ECM) in 2010.

The vocal quartet in combination with the saxophone enhances both immeasurably. The vocals have a yearning quality that is matched by Garbarek's keening tone, while the saxophonist is free to embellish the written parts the singers endow with such grace. The words, in languages inaccessible to us, pass the listener by, save for the single repeated English line of Arvo Part's Most Holy Mother of God which is sung unaccompanied by the quartet. The rest of the time the harmonised singing and Garbarek's interjections offer the most elemental call and response.

There are gorgeous solos, duos and trios from the singers, too, but for me the sax provided the most memorable moments. The vocals are rhythmically static, and Garbarek needs to use only a small fraction of a jazz player's rhythmic flexibility for contrast. Similarly, there are no sheets of sound here, but a continual bubbling up of simple phrases that decorate the singing like sunlight sparkling on waves.

Like the singers, he plays the building, too - retreating to the end of the nave at one point and ruminating in the distance. When he returns to the stage there is an extended solo, which builds to a gently foot-tapping climax that hints at the blues, two things I suddenly realise have been entirely absent for the previous hour.

This minimal nod to modernity is more than enough, and the final piece returns to the more understated, monastic feel that holds the evening together. A farewell long fade contrived by filing into the distant reaches of the building while still singing and playing is followed by one of the longest pauses before applause I've ever seen. It can be an easy exaggeration to describe an audience as spellbound. This one was.

source: www.londonjazznews.com (28 May 2014)

 


Santiago do Cacém recebeu último concerto em Portugal do Hilliard Ensemble (26th April 2014)

Hilliard Ensemble in Santiago do Cacém
The Hilliard Ensemble presenteou, no seu último concerto em Portugal, a repleta igreja matriz de Santiago do Cacém com uma interpretação de notável superioridade técnica de um programa extenso e completo, numa viagem desde o Românico ao Maneirismo.

Este fim-de-semana ficou marcado pela despedida do agrupamento vocal inglês dos palcos portugueses, após uma brilhante carreira de quatro décadas. O terceiro concerto inserido na 10ª edição do Festival Terras Sem Sombra integrou-se, deste modo, no ciclo de despedida de um dos mais notáveis grupos do seu género a nível internacional, que terminará a sua carreira no final deste ano.

A matriz de Santiago Maior foi testemunha de um concerto memorável, em que as quatro vozes se entrelaçaram e deram vida à seleção das quinze monodias e polifonias antigas, desde Pérotin (séc. XII) a William Cornysh (séc. XVI).

Como assinalou o professor Paolo Pinamonti, “ter o privilégio de assistir a um dos melhores grupos vocais do mundo, num cenário assinalável como a matriz de Santiago Maior, é, já por si, algo irrepetível. Se somarmos o facto de esta ser a última atuação em Portugal do grupo, estamos a falar de um concerto único e de uma qualidade excecional”.

source: www.sulinformacao.pt (29 April 2014)

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Avantgarde zur Sterbestunde (Augsburg, 18th April 2014)

Hilliard Ensemble in Augsburg
Das berühmte Hilliard Ensemble löst sich nach 40 Jahren auf. Ihre Abschiedstournee führte nach Augsburg. Die Sänger haben ein Faible für das Alte und das Neue in der Musik.

Ein Werk, wie auf seinen Leib geschrieben – mit den ungewohnten Tönen von Arvo Pärts „Passio“ begleitete das Hilliard Ensemble die Sterbestunde Christi. In der voll besetzten Anna-Kirche gestalteten die außergewöhnlichen Sänger die Johannes-Passion des zeitgenössischen Grüblers aus Estland. Spezialisiert auf mittelalterliche Musik sowie Klänge der Avantgarde werden die Hilliards bald selbst Legende sein: Die berühmte englische Gruppe löst sich nach 40 Jahren auf. Zusammen mit Michael Nonnenmachers vorzüglichem Madrigalchor wurde das Konzert auf der Abschiedstournee zu einem Ereignis.

Dabei hatte „Ereignis“ nichts mit dramatischer Opulenz zu tun, eher zwang Pärts Werk zur Verinnerlichung. Den lateinischen Text des Evangelisten Johannes leitet Pärt in der 1982 komponierten „Passio Domini Nostri Jesu Christi Secundum Joannem“ durch die Klangkammern seiner minimalistischen Tonsprache. Das scheinbar Einfache basiert auf hoher Kunstfertigkeit. Die von Ganztönen bestimmte diatonische Anlage erzeugt durch ihre Wiederholungen und den innehaltenden Grundgestus ein eigenes Wahrnehmen.

Im Mittelpunkt – Pärts spektakuläre Erfindung – stehen die Partien der Evangelisten: Die Christi Leidensstationen erzählenden Passagen sind nicht wie bei Bach und anderen barocken Meistern einem einzigen Sänger anvertraut, sondern werden von vier Stimmen vorgetragen: im Ensemble vermischt, solistisch oder in Zweier-/Dreierpaarung. Dazu errichten ein Instrumentalquartett (Violine, Cello, Oboe, Fagott) und die mit präzisem Raffinement registrierte Orgel (Christopher Bowers-Broadbent) ein grafisch pointiertes Geflecht aus Klangflächen und Linien. Sie helfen mit austarierten Akzenten, die Vokalbögen und -bewegungen der Evangelisten zu verbinden, oder sie schweigen, wenn Mary Seers (Sopran), David James (Countertenor), Roger Covey-Crump (Tenor) und der überragende Bariton von Gordon Jones mit ihren Vokalkünsten allein den Raum füllen.

Die Durchmischung des Evangelisten-Parts, der auch von dissonanten Tonhäufungen, von Reibungen verschiedener Dur-Moll-Sequenzen geprägt ist, wird letztlich immer in eine ausschwingende Ruhe geführt. Die Rollen eines auffallend helltönig-jugendlichen, distanzierten Pilatus (Steven Harrolds Tenor) und des charismatisch-sonoren Christus (Robert Macdonald, Bass) sind in den Gesamtstrom eingebaut. Mit einem fast ekstatischen Durakkord des ganzen Apparats, einschließlich der vorzüglich gesungenen Chor-Volkspassagen durch den Madrigalchor, klingt die Passion aus. Dass die überragende Präzision und Ausdruckskraft der Hilliards das konzentrierte Publikum stark beeindruckt hatten, war auch im Schweigen am Konzertende spürbar.

source: www.augsburger-allgemeine.de (22 April 2014)

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Generalprobe | Consummatum est

 


The Hilliard Ensemble in Berliner Dom (Berlin, 13th April 2014)

Hilliard Ensemble Berlin

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The Hilliard Ensemble: Un adiós que suena a infinito (Sevilla, 30th March 2014)

Hilliard Ensemble in Sevilla
Uno de los grupos vocales más destacados del mundo, tanto en música antigua como contemporánea, se está despidiendo de su público. The Hilliard Ensemble, un cuarteto masculino inglés, gracias al excelente reclamo del Femàs, ha pasado por Sevilla para decir hasta siempre, ya que la música que ellos hacen no es efímera, si no que es infinita.

La Catedral de Sevilla no ha sido mal lugar para este concierto, sus pilares y bóvedas, sus nervios y volutas, son la versión solidificada de lo que hemos podido oír, ese mismo equilibrio entre elevadas reflexiones y profundo arraigo, la misma relación con la espiritualidad que con bosques y cuevas primitivos que tienen las naves de la Catedral  es lo que evoca la música que nos ha regalado el veterano grupo.

El programa elegido nos ha hecho visitar, primero, los albores de la música inglesa. El tópico que dice que la música te traslada o evoca, bueno, tal vez, pero lo que se vive al escuchar un tema como Ah! Gentle Jesu  de Sheryngham o Anna Mater de John Plummer no es un evocación de un recuerdo o un lugar, no, es que directamente el paisaje surge ante ti: un paisaje que tiene la frialdad penetrante de la voz de David James, además de la calidez de la de Gordon Jones y la solidez de los tenores John Potter y Steven Harrold, y la liviandad de algo intangible pero ineludible.

Estos cuatro músicos son también cuatro hipnotizadores que nos hacían seguir el péndulo de la belleza de otros tiempos que, sin embargo, me da la impresión que tiene mucha más relación con cosas tan contemporáneas como la música minimalista o el jazz, que con, por ejemplo, la música del Clasicismo o Romanticismo. Por eso, tampoco es de extrañar que el grupo haya consagrado sus cuatro décadas de carrera tanto a la música antigua como a la contemporánea.

La segunda parte del programa dio el salto continental para llevarnos a la parisina Escuela de Notre Dame de los siglos XII y XIII. Entre otras piezas se interpretaron dos composiciones  de Pérotin. La primera, Beata viscera, a cargo sólo de la voz del contratenor, incorporaba un viaje sensorial en el que  fue capaz de envolver en un lazo de música a los cientos de personas que estábamos allí, deambulando alrededor nuestro como si de un monje en un claustro se tratara. La segunda Viderunt omnes, cerró el concierto con un intrincado y espectacular juego polifónico de vocales infinitas y hermosas texturas.

source: elclubexpress.com (31 March 2014)
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A Fond Farewell - The Hilliard Ensemble (Leeds, 28th March 2014)

Hilliard Ensemble in Leeds
We celebrated four decades of musical accomplishment last Friday as The Hilliard Ensemble gave their farewell concert in the Howard Assembly Room.

I have known of The Hilliard Ensemble for three years since my early days as an undergraduate music student. As a choral singer myself, I soon became aware that if my choir was performing, for example, Tallis’ The Lamentations of Jeremiah, or a Bach Motet or a Gesueldo Madrigal, the ensemble we should all be listening to and learning from was The Hilliard Ensemble. ‘Listen out for their exactness in rhythm’ I remember being told in my first year at university. And so, when I learnt that I would be a volunteer event host for their concert in the Howard Assembly Room, I was truly excited.

This was the first time I had heard the ensemble in concert. Not only was I going to listen to one of the world’s finest vocal chamber groups, but also the programme they had chosen was particularly interesting. Interesting in the sense that, apart from the William Cornysh Ave Maria, I knew none of the material! It consisted of a selection of twelfth to fifteenth century English and French music. Of added interest was that this concert was part of their farewell tour. The ensemble could have chosen music that they knew the audience was probably more familiar with and taken from their repertoire assembled over forty years of singing together, but in the event the chosen works made the concert fresh and exciting.

As I sat on my little wall seat listening at the back of the upper level of the hall, I could hear every word so clearly and the tuning was impeccable. But this wasn’t the striking thing about the concert. There are many fine vocal ensembles that sing perfectly in tune and enunciate well. The thing that stood out was their feeling of ensemble. They breathed together, each knew exactly what the other parts were doing and so could alter their dynamic and tone accordingly, and their voices complemented each other perfectly. Yes, you could tell that they had enjoyed an illustrious history and had a strong bond with each other, and their performance was still fresh and stimulating.

At intervals during the concert, I looked around the hall to see how audience members were reacting. Some were intently focussed on the performers, completely unaware of anyone else in the room. Others had their hands together and their eyes closed, equally as focussed but in a different way. It was magical to see an audience so enthralled by what they were listening to. I feel privileged to have been present at this concert, especially as I think it unlikely that I will have another chance to see the ensemble perform before they retire in December of this year. It’s a good job there is a wealth of great recordings by them I can dip into!

By: Paul Massey

source: www.operanorth.co.uk (31 March 2014)
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Komponist hört erstmals sein Werk (Nieder-Olm, 21st March 2014)

Hilliard Ensemble in Nieder-Olm
Quartett aus London zeigt konturenreiches Stimmgefüge / Japaner schreibt eigens für Sänger.

Zweifelsohne ist es eine Ehre, wenn The Hilliard Ensemble in der katholischen Kirche St. Georg gastiert – man bringt die vier Sänger ja doch eher mit der Londoner Westminster-Kathedrale, Notre-Dame oder der New Yorker Carnegie Hall, zumindest aber mit Kloster Eberbach im Rheingau in Verbindung.

Dass David James (Countertenor), Rogers Covey-Crump (Tenor), Steven Harrold (Tenor) und Gordon Jones (Bariton) ausgerechnet auf ihrer Abschiedstournee in Nieder-Olm Station machen (und das bereits zum dritten Mal), ist dem Musiker Werner Schüßler zu verdanken, der zu den Ensemble-Mitgliedern nicht nur professionelle, sondern auch freundschaftliche Verbindungen unterhält.

Bis auf den letzten Platz ist das Kirchenschiff von St. Georg besetzt und groß ist die Vorfreude auf das Programm: „A Hilliard Songbook“ schlägt einen Bogen vom elften Jahrhundert bis in die Neuzeit. Den Anfang machen jedoch die Gastgeber: Das Jugendvokalensemble der Musikschule Nieder-Olm singt unter der Leitung Schüßlers den Cantus „Christo ver’huom’ e Dio“ von Fran’ Serafino Razzi aus dem 16. Jahrhundert und stimmt somit treffend auf das „Hilliard-Songbook ein“. Auch darin wird Alte Musik vorgestellt: „Viderunt Omnes“ von Pérotin (1150-1225), das älteste vierstimmig überlieferte Werk überhaupt; oder das „Ave Maria“ von Josquin Desprez (1450-1521). Hier sind die Hilliards spürbar zuhause, vor allem mit dieser Musik haben sie sich 40 Jahre lang ihren Weltruhm ersungen.

Und mit zeitgenössischer Musik: Zwei Werke des 1935 geborenen estnischen Komponisten Arvo Pärt – „And One of the Pharisees“ (1992) und „Most Holy Mother of God“ (2003) – stellen beispielhaft und ergreifend den minimalistischen Kompositionsstil Pärts vor: „Ich arbeite mit wenig Material, mit einer Stimme, mit zwei Stimmen. Ich baue aus primitivem Stoff, aus einem Dreiklang, einer bestimmten Tonqualität. Die drei Klänge eines Dreiklangs wirken glockenähnlich“, erklärt Pärt selbst seinen „Tintinnabuli“-Stil.

Die kantenlose, glatte Homogenität früherer Jahre, die dem Hilliard-Ensemble zu seinem exzellenten Ruf verhalf, ist mittlerweile einem oft konturreichen Miteinander von Einzelstimmen gewichen, deren Intonationsgüte und vokale Eleganz natürlich nicht unabhängig vom Alter des jeweiligen Sängers bewertet werden darf. Und die klanglichen Schwankungen sind bei weitem nicht immer ein Störfaktor: Im an Melismen reichen Gesang Pérotins mit seinen echoartigen Reprisen gehören sie ebenso dazu wie zu den „Sharkans“, jenen liturgischen Gesängen aus der frühen armenisch-christlichen Kirche, die Komitas Verdapet (1869-1935) mit folkloristischen Farben versehen hat.

Besondere Erlebnisse sind aber vor allem die Bearbeitungen dreier traditioneller Volkslieder Japans aus der Feder des 1955 geborenen Komponisten Toshio Hosakawa: In Anwesenheit des Komponisten, der seine eigens für das Hilliard-Ensemble geschriebenen Werke an diesem Abend erstmals hörte, kam es in St. Georg auch zu einer deutschen Uraufführung dieser Musik. Und nicht nur das wurde vom Publikum mit Begeisterung aufgenommen.

source: www.allgemeine-zeitung.de (24 March 2014)

 


Bohemian Rhapsody with the best singers in the world! (Los Angeles, 28th January 2014)

Hilliard Ensemble in Los Angeles
Last night, in Los Angeles, the Hilliard Ensemble sang their last concert in the Western Hemisphere, ever (they are retiring at the end of the year). I feel so privileged to have been there. Not only was it one of the best concerts I had ever been to, it was one of the most moving events I had ever been to.  Starting with a special shout-out acknowledging me and Tigran Mansurian in the audience, they performed a program that deftly balanced their mastery of early music with their advocacy for living composers, including the backbone of their contemporary repertoire, Arvo Pärt. The program included the US premiere of a work by Toshio Hosokawa and the encore was a Heiner Goebbels selection performed from memory. Their performance was truly inspired. They are still the world’s best. It felt like a graduation of sorts, for me.  I was listening to them, remembering hearing them sing my piece so many years ago, when they made me one of the luckiest young composers in the world. Hearing them for the last time, I’m still learning. Learning about the perfect balance between individual distinctiveness and the blended whole. I learned from them that a voice is not just a voice, a voice is a specific person - and, by extension, that instruments are inseparable from the talented people who have dedicated their lives to playing that instrument. That orchestration manuals are lies. This insight has been one of the crucial steps in my personal journey as a musician. The last time I heard them sing my piece in Ireland (they had been singing it around the world for over a decade), I had the strange realization that that piece was now much more theirs than mine. They had lived with it. And my piece had gained the wabi sabi of time and wisdom I could not have imagined. This was a lesson too. Thank you, Hilliards! You changed my life.

Ken Ueno

source: kenueno.tumblr.com (29 January 2014)

 


Lively kickoff for WSO festival (Winnipeg, 25th January 2014)

Hilliard Ensemble in Winnipeg
(...) Any opportunity to hear the legendary British male vocal quartet is an event in itself. Having the singers performing not once, but twice during the NMF, subsumed within their current farewell tour, is a remarkable coup for the WSO. Now marking its 40th anniversary, the world-renowned ensemble retires this December after its illustrious 40 years of music-making.

Comprised of David James (countertenor), Rogers Covey-Crump (tenor), Steven Harrold (tenor) and Gordon Jones (baritone), the vocal group spun magic during Estonian composer Arvo P§rt's Litany, composed in 1994. Their pure, seamless voices -- and particularly James' otherworldly countertenor -- intoned the ancient prayers of St. John Chrysostum, with the Winnipeg Singers (Yuri Klaz, artistic director) providing an antiphonal effect. The artfully crafted, 23-minute work steadily grows in cumulative power until its climax, underscored by stirring brass and beating timpani. As expected, the crowd of 1,401 leapt to their feet in a rousing standing ovation -- many were expected back Sunday night for the ensemble's concert recital, including New York's Jim Jarmusch and Phil Kline's opera Tesla in New York. (...)

Hilliard Ensemble in Winnipeg

source: www.winnipegfreepress.com (27 January 2014)

photo gallery:
NMF1: Hilliard - Zappa to Pärt
NMF2: The Hilliard Ensemble in Concert & “Tesla in New York”, an opera by Jim Jarmusch and Phil Kline

 


In the Presence of Two Monuments — Hilliard Ensemble in the Temple of Dendur
(New York, 22nd January 2014)

Hilliard Ensemble in New York
Forty years is a long duration for any musical group. The Hilliard Ensemble has decided to celebrate that milestone by retiring. One civilization that could dwarf this achievement? Ancient Egypt, represented in New York by the Met's Temple of Dendur, where the ensemble bade farewell to Gotham in a Met Museum Presents concert on January 22, radio-simulcast on Q2.

Not that the concert was a sure thing. The latest polar-vortexed, foot-dumping snowstorm forced the quartet to jump on a last-ditch flight from North Carolina to Philly, and Amtrak it from there, barely making it to NYC. Then, after John Schaefer introduced the group at the Met Museum, and they took their spots to sing, there was no light on their music. After a few minutes and some ad-libbing (including their woeful tale of travel), lights lit, and they began to sing.

The program blended ancient and contemporary songs, creating a chronological diversity for which the ensemble is known. It began with selections from 13th-century France; the phrasing and seven-syllable rhythms felt as much verse as song. Ah, Gentle Jesu! (Sheryngham, ca. 1500) is structured as a conversation between penitent (two upper voices) and a crucified Christ (two lower voices), a responsorial dialogue that evoked a profoundly human feeling.

By now, many works have been commissioned and written for the quartet. Aus dem Psalm 69 (2007, Katia Tchemberdji) is interwoven with eerie, darkly shaded chords of closely spaced notes. Alexander Raskatov also wrote Praise for the group in 1998. This work in five parts features imagery ranging from lapping, accreting notes; rippling, echoing sounds; and staccato declamations.

Selections from Armenia included Sharakans by Komitas, with folk music details, and Lord, who made the Spring Run (Vache Sharafyan), with dirge-like lower vocals supporting a dancing upper vocal line. Arvo Pärt has written works for the ensemble, but here, they sang his Most Holy Mother of God, with its exposed solo phrases underscoring the solitude of man, with haunting, distant pleas of "save us."

The program showed the quartet's sensitivity and internal tuning. The repertory emphasizes group balance and harmonics, and a reining in of individualism. On occasion, David James' lovely countertenor takes wing and soars above the ensemble, but always returns to blend in. Tenors Rogers Covey-Crump and Steven Harrold (the "novice" who has been with the group just 15 years), plus baritone Gordon Jones, fill out the ensemble, which has also just released Il Cor Tristo (ECM), featuring compositions by Roger Marsh with lyrics from Dante's Inferno.

Hilliard's absence will leave a vacuum. They demonstrated their intrepidness in Heiner Goebbel's fully-staged I went to the house but did not enter (2012 White Light Festival), and their depth in a specialty genre of four-voice compositions at the Temple of Dendur. Two monuments in one vast space.

source: www.ephemeralist.com (24 January 2014)
photo source: twitter.com

more reviews:
www.operapulse.com (23 January 2014)
classicalvoiceamerica.org (27 January 2014)
www.mirrorspectator.com (13 February 2014)

 


Hilliard Ensemble Performs for First and Last Time at Duke (Durham, NC, 21st January 2014)

Hilliard Ensemble in Durham, NC
On January 21, a frigid Tuesday night, complete with bad weather brewing, the world-renowned Hilliard Ensemble drew in a capacity Duke Chapel crowd. We quickly forgot the weather outside. Inside, it was all about the music.

Presented by Duke Performances' Vocal Ensemble Series as the first event in the 2014 North Carolina HIP Music Festival, the Hilliard Ensemble, consisting of four extraordinary singers – David James, countertenor, Steven Harrold and Rogers Covey-Crump, tenors, and Gordon Jones, baritone – did what it has done best for the past 40 years: sing so beautifully that all else falls away.

Duke Chapel audiences may be far more familiar with large choirs and ensembles performing in this gothic space. And while the Chapel's cavernous beauty seems to beg for larger-than-life gestures, the Hilliard Ensemble proved size really doesn't matter here. On Tuesday night, it was all about the incredible musicianship of these seasoned singers. From the moment they walked out, dressed simply in dark clothing with open-necked shirts (the better to free the throat for singing), the concert was about personality, but not that of the individual singers. Instead, each selection became a living organism with a distinct personality, the singers serving as mediums. Clarity of sound, informed interpretation, beautiful tuning, and attention to detail are among the many reasons the Hilliard Ensemble has been so highly respected for so many years. Founded in 1974 and named after the British miniaturist painter Nicholas Hilliard, the Hilliard Ensemble is rightly considered one of the world's finest vocal chamber ensembles, with a truly formidable reputation in the fields of both old and new music. Medieval and renaissance repertoire forms its heart and soul while modern works, many written specially for the group, show the ensemble's incredible versatility.

The program opened with a set of pieces by William Cornysh, a poet, actor, and musician serving as Master of the Chapel Royal during the reign of Henry VIII, followed by the gorgeously nuanced anonymous, strophic piece, "Remember me my dear." Here was the trademark sound the Hilliard Ensemble made famous. Continuing with the likes of Josquin Desprez, one of the greatest Renaissance composers, Clément Janequin, known for his chansons, the Franco-Flemish Jacques Arcadelt, famed for his madrigals, and the innovative madrigalist Cipriano de Rore, the first half of the program provided the audience a true picture of this early vocal era by expertly mixing works of the well-known greats with pieces by little-known and anonymous composers. All were given the singers' full energy and laser-like focus. Janequin's "O mal d'aimer" is a particularly rich, gorgeous lament, perfect for this ensemble. The anonymous "Passacalli della vita" is a humorous reminder of our mortality, the translated text ending as follows: “All must have an end. If you think otherwise, you have lost your senses. You're dead and that's it: You must die.” In an otherwise serious program, this piece provided a welcome bit of comic relief. The first half ended with five selections from the First Book of Madrigals written for the Hilliard Ensemble by Gavin Bryars, set to poetry by Blake Morrison. The ensemble really came to life in these difficult yet beautiful pieces. Morrison's poetry casts a late-20th century light on romance and domestic life that is heartbreakingly recognizable to all those in long-term relationships. Bryars' masterful vocal writing not only makes the most of the four voices but works magic: in places it sounds as though the group has conjured up doppelgängers to beef up the sound. One would swear there are more than four singers.

The second half of the program brought music history to life with Pérotin's remarkable Viderunt Omnes, its elaborate, flowing melismas filling the chapel with what can only be described as an eternity of sound. Far from being a dry, academic example of 12th-century music of the school of Notre Dame de Paris, Pérotin's music pulsed with life. Desprez's gorgeous and well-known "Ave Maria" followed. The remainder of the program was devoted primarily to music by Arvo Pärt, the Estonian composer with whom the Hilliard Ensemble has had a close and fruitful relationship for many years. "And one of the Pharisees" (1990) is a simple but dramatic setting for vocal trio of words from the 7th chapter of Luke's Gospel. Pärt follows longstanding tradition by giving Jesus' words to the baritone. A literal setting of the gospel's lengthy narrative, the group's clear diction throughout was remarkable. Sharakans, a set of four lovely, haunting pieces of traditional Armenian church music arranged by Komitas Vardapet, were followed by Pärt's other-worldly "Most Holy Mother of God.' Its text, a litany to Mary to save us, serves as a heartfelt plea for a hurting world. A standing ovation brought the ensemble out to sing its only American piece: an arrangement of Peter Erskine's "Romeo and Juliet."

In today's multi-media world, one can hardly imagine four voices (sometimes just three, depending upon the piece), singing completely a cappella, with no bells or whistles or instruments or microphones or choreography to distract, captivating an audience for such a length of time. But as these remarkable singers made their way through the program, time itself seemed to fall away, and many of us would have been happy to stay another hour or two, glorying in rarely-heard pieces so pristinely interpreted. It was with sadness we recently learned that the Hilliard Ensemble is on its farewell tour and that the Duke Chapel concert, as baritone Gordon Jones simply stated, “is our first and, sadly, also our last performance in this marvelous acoustic.” What a privilege, then, to be a part of the audience for this historic event. One wonders if future vocal ensembles will ever be able to fill these shoes, and whether we will ever again be treated to such purely magical renditions of such a wide variety of vocal treasures. The Hilliard Ensemble is, after all, part of an older world, one in which depth supersedes sound bites, in which music history comes alive, a world where glitz and glamor are found only in the music, not in the personalities onstage. There is humility in these singers one rarely sees these days. What a mixed sense of loss and gratitude accompanies their farewell performances!

source: cvnc.org (21 January 2014)
photo source: www.facebook.com

Live: Hilliard Ensemble performs in Duke Chapel for the first and last wonderful time
(Indy Week, 24 January 2014)

 


The Hilliard Ensemble and Consort Eclectus (Sydney, 17th January 2014)

Hilliard Ensemble and Consort Eclectus in Sydney

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Concert review: “A Hilliard Songbook” (Sydney, 15th January 2014)

Hilliard Ensemble in Sydney
The Hilliard Ensemble was formed in 1974 by Paul Hillier, who directed their early performances.  The composition of the four members of the group has changed slowly over time and now only the counter-tenor David James remains from the founding singers.  Nevertheless over forty years they have developed and retained a distinctive sound which blossomed in the atmospheric acoustic of the Great Hall at the University of Sydney.

The ensemble has toured Australia several times previously, but they plan to retire at the end of 2014 so this tour is the last opportunity to hear them here.  Their core repertoire is the golden age of mediaeval and renaissance polyphony, balanced by numerous pieces from the late twentieth century, many of which were written especially for them.

Their Great Hall concert was entitled A Hilliard Songbook and included many of the pieces for which they have become well known. The programme contained a preponderance of pieces that are largely quiet and reflective and often syllabic, with one note per syllable; it may have benefited from the inclusion of some more lively pieces and more polyphonic music.  However the performances certainly demonstrated the Hilliards’ versatility, as well as their beautiful tone and blend, excellent intonation, sensitive phrasing and all round musicianship.

The concert was notable for the first performance of Three Japanese Folksongs by Toshio Hosokawa.  These are attractively understated pieces characterised by several of the voices providing a quiet cushion of close harmony while one of the voices emerges with a solo, often incorporating vocal embellishments reminiscent of Japanese theatre music.  Veljo Tormis’ Kullervo’s Message, five sacred songs by the Armenian Komitas Vardapet and two pieces by Arvo Pärt further displayed the group’s mastery in performing modern choral music.  Pärt’s And one of the Pharisees is a setting of the seventh chapter of St Luke in a musical style familiar from the Hilliards’ well-known recording of Pärt’s St John Passion.  This was splendidly realised with great anguish being wrung from the poignant dissonances.

But perhaps the Hilliards are best known for their mastery of early music, which they presented superbly.  The first half of the programme included a clutch of sixteenth century madrigals (including a delightful rendition of William Cornish’s Ah, Robin).  The second half of the concert included Pérotin’s astonishingly florid Viderunt Omnes (c. 1198) which was given a vigorous performance.  Josquin’s Ave Maria was taken quite slowly and the individual solo voices seemed to have difficulty in sustaining the flowing lines at that tempo.  It also contained some of the concert’s rare lapses of intonation.

As an encore, the Hilliards further displayed their flair and versatility by singing the entr’acte from Heiner Goebbels’ music theatre piece I went to the house but did not enter.

It is sad to realise that such a superb group will not be performing after the end of this year, but we can be grateful that they have commissioned many excellent new choral works and that they have left such a superb recorded legacy.

source: soundslikesydney.com.au (17 January 2014)
photo source: twitter.com

Live review: The Hilliard Ensemble (Sydney Festival) (Limelight, 16 January 2014)

 


Happy birthday Hilliards: The Hilliard Ensemble turns 40 (London, 11th December 2013)

Hilliard Ensemble in London
Large churches are hardly ideal places to be on the coldest nights in winter, but, on 11th December in St Leonard’s, Shoreditch, the atmosphere was festive enough to make up for what the air lacked in temperateness. Forty years ago, to the very day, The Hilliard Ensemble performed its first concert, and it has been at the forefront of innovation and excellence in musics ancient and modern ever since. This concert was a celebration of The Hilliard Ensemble, its wide-ranging repertoire and its members’ – and alumni’s – talents. Hosted by the slightly younger but equally eclectic Spitalfields Music, as part of their Winter Festival, it was a seasonal affair in which the Christmas journey from Advent through to Epiphany was charted in music spanning a millennium. Thus the birthday boys wrapped their full house up in a rich musical tapestry, ensuring that the cold stayed out on the East London streets, and St Leonard’s became awash with warmth.

The first half was brilliantly structured around the great O Antiphons of the medieval Advent liturgy. These seven short texts – all beginning by invoking Christ using a different Messianic title preceded by the word ‘O’ – were each sung before the Magnificat in Vespers services in the week leading up to Christmas day. Members of The Hilliard Ensemble past and present joined forces to sing these monophonic chants: elegant, powerful and somewhat mystical in their simplicity, language and history.

The concert began, however, with the group’s current members performing music by the 12th-century Parisian composer Pérotin. Viderunt Omnes is a four-part work in which one singer holds an elongated plainchant melody and the others intertwine in incredible, florid, jubilant melismas. These uncanny, complex musical passages finally open out onto equally remarkable cadences involving crunching discords, resolving onto airy consonances before the rest of the phrase is sung to unison plainchant.

The link between the O Antiphons and the Magnificat was made explicit by the interpolation of passages from Tomas Luis de Victoria’s Magnificat secundi toni. In this piece Victoria uses the technique of falsi bordoni, setting alternate phrases to plainchant whilst creating exquisite four-part polyphony for the others.

Other interpolations into the O Antiphon exploration included Josquin des Préz’s stunning Ave Maria, Pomponio Nenna’s O magnum Mysterium and an Exordium Quadruplate from the Codex Specialnik, a late-15th-century Bohemian manuscript. This polyvocal motet had all four singers reciting their own specific text simultaneously, creating an overwhelming but exciting texture, bizarrely reminiscent of the soundworld of Pérotin.

Throughout the first half, it was the existing Hilliard members who did most of the singing. Countertenor David James thus had to shoulder the responsibility for providing the top line. This he began exceptionally beautifully, but towards the end the strain began to tell as he held back on the highest passages. At the other end of the spectrum, baritone Gordon Jones also struggled occasionally with the lowest bass notes.

The Hilliard alumni came further to the fore in the second half, contributing an added richness to William Byrd’s glorious six-part motet Descendit de coelis and John Sheppard’s Laudate pueri Dominum. The polyphonic extravagance of the former was followed by an exquisitely intimate tenor duet, the medieval Christmas carol Lullay lullow. This in turn contrasted with Britten’s Canticle IV: Journey of the Magi, a stark setting of T.S. Eliot’s well-known poem. This was the only piece in the programme with piano accompaniment, and I was pleasantly surprised when the introduction of the piano did not jar as much as I feared it would. This has much to do with Britten’s piano writing, which added a new expressive dimension in its autonomous wanderings. It was a highly powerful addition to the programme, Eliot’s strong poetic voice somehow amplified through Britten’s austere setting. The following carol, There is no Rose, sung by James and Jones, held an enchanting naivety that was thrown into sharper relief by the preceding work, and was both charming and moving in its simplicity.

Finally, all eight singers came together for Roger Marsh’s Poor Yorrick, the newest addition to the Ensemble’s repertoire. Taking its text from Laurence Sterne’s 1759 novel Tristram Shandy, the piece has a tripartite structure, in which the first section, which laments the passing of time with baleful, swooning oscillating chords over a staccato walking bass, recurs in the last, framing a central, recitative-style harmonisation of the prose text, which again switches between a few well-chosen chords. Despite its relative simplicity, Poor Yorrick is a highly effective, moving piece, with a twinkle-in-the-eye, and it was performed with the perfect blend of seriousness and melodrama. Whilst its bemoaning the swiftness of time’s relentlessness might seem a slightly strange note on which to end the festivities, the theme is probably breeched at most fortieth birthday parties – so why not voice those preoccupations beautifully?

source: bachtrack.com (13 December 2013)
photo source: www.flickr.com

more reviews:
www.planethugill.com (12 December 2013)
www.standard.co.uk (12 December 2013)
www.earlymusictoday.com
www.theguardian.com (13 December 2013)
www.independent.co.uk (17 December 2013)

 


Morimur in Basilika St Mauritius (Niederalteich, 1st November 2013)

Hilliard Ensemble in Niederalteich

source: www.pnp.de (3 November 2013)

 


Eglė Gudžinskaitė. Nepatogus koncertas: The Hilliard Ensemble ir Ryčio Mažulio „Septem sermones“ (Vilnius, 24th October 2013)

Hilliard Ensemble in Vilnius
Iš tolo žvelgiant, tai turėjo būti vienas komfortabiliausių „Gaidos" festivalio koncertų: Hilliardo ansamblio atliekama senosios ir šiuolaikinės vokalinės muzikos programa, kurios svarbiausia intriga - beveik valandos trukmės Ryčio Mažulio opuso „Septem sermones" (2013) pasaulinė premjera. Lygiai prieš 15 metų pirmą kartą Lietuvoje viešėjęs šis keturių senosios muzikos profesorių ir tikrų profesionalų vokalinis ansamblis anuomet irgi parengė Ryčio Mažulio „Canon solus" premjerą, kurią vėliau įtraukė į savo repertuarą greta kitų specialiai šiam ansambliui sukurtų naujosios muzikos partitūrų. Tad dabartinis projektas žadino susidomėjimą ir smalsumą nuo pat pirmosios užuominos apie atgimstantį bendradarbiavimą. O vos prieš porą metų Hilliardo ansamblis kartu su saksofonininku Janu Garbareku, surengę turą per pasaulį su programa „Officium Novum", darkart svečiavosi Vilniuje, kur bilietai į abu koncertus buvo iššluoti akimirksniu. Prisiminimai įkvepia, tad ir lūkesčiai prieš koncertą ne šiaip sau dideli.

Bet rezultatas - visapusiškai nepatogus. Nepatogu po didelių lūkesčių patirti nusivylimą. Nepatogu pastebėti, kad pagrįstai legendiniu vadinamas ansamblis, regis, suseno... O ir intonavimo netikslumai bei specifinis manieringumas, nuspalvinęs kone visą programą (kur tinka, ir kur nelabai), kartkartėm vertė jaustis tiesiog nejaukiai. Nepatogu ir prieš atlikėjus, kad tokią subtilią renesansinę a cappella muziką jie priversti atlikti tam visiškai akustiškai netinkamoje Šiuolaikinio meno centro erdvėje. Taip pat nepatogiu jau vien dėl trukmės vadinčiau R. Mažulio naująjį kūrinį - sunkiai apčiuopiama statiško laiko valanda akivaizdžiai vargino ir atlikėjus, ir ne tokius kantrius arba įsijausti nesugebėjusius klausytojus. O tada juk net ir nepatogias kėdes galima apkaltinti kaip trukdį patirti tą meditatyvią „beprasmių pasikartojimų" nuotaiką, kuria paprastai pasižymi šio kompozitoriaus išpuoselėti kanonai. Galiausiai nepatogu buvo jau ne pirmą kartą šiame festivalyje svarstyti, kuo gi šis koncertas (bent jau visa pirmoji jo dalis, skirta XV a. renesansinei anglų muzikai bei Arvo Pärto prieš dešimtmetį ar net tris sukurtoms kompozicijoms) atspindi „aktualios muzikos" realijas?..

Pagal Karlo Gustavo Jungo mistiškai ezoterišką ir savotiškai postmodernų tekstą „Septyni pamokymai mirusiesiems" sukurtas R. Mažulio naujasis opusas „Septem sermones" sukėlė įvairių minčių laviną. Viena vertus, ryškus kompozitoriaus braižas ir šįkart buvo lengvai atpažįstamas, kita vertus, turbūt dar niekada šio kompozitoriaus muzika nebuvo tokia marga, prisodrinta keisčiausių garsinių įvykių. Būtent elektronikos partija (kompozicija skirta keturiems vyrų balsams, trims violončelėms ir elektronikai), kurią autoriaus teigimu sudarė vien iš anksto įrašyti Hilliardo ansamblio narių atliekami melodiniai segmentai, keliagubai ar net keliasdešimt kartų išplėsti laike, o taip pat natūralūs įrašo metu skambėję triukšmai bei atlikėjams susiorientuoti skirti gongai, disonavo su gyvai atliekama medžiaga kaip netikėtas svetimkūnis. Tiršta fonograma, kurioje transformuoti dainininkų balsai virto chorais, klasteriais, kol apskritai prarado bet kokią girdimą vokalinę tapatybę, didžiulėje salės erdvėje „išsibarstė" pavieniais srautais.

Tuo tarpu vokalinių motyvų audinys, priešingai, atrodė itin monolitiškas. Nuo centro-garso d besileidžiantys melodiniai segmentai intonavo lyg ir panašiai, o kartu vis kitaip kiekvieną iš 888 teksto žodžių. Sugulę į pasikartojančius ciklus jie pynė nepertraukiamą melodinių linijų raizginį, kurį tuo pačiu papildė ir violončelių (Povilas Jacunskas, Onutė Švabauskaitė bei Edmundas Kulikauskas) išgaunami pagrindinio tono ir jo obertonų flažoletai. Neįprastai ligšiolinei R. Mažulio kūrybai laisva ritmika, kai laikas matuojamas ne taktais, bet sekundėmis, ir atlikėjams suteikta neapibrėžtumo erdvė vietoje kompiuterinio tikslumo reikalaujančių nuorodų - dar viena netikėta kompozitoriaus braižo transformacija. Tiesa, klausytojams ji turbūt kur kas mažiau aktuali (paveiki), negu atlikėjams.

Gal dėl didokos kūrinio apimties ir ne visai įtikinamai suvaldytos formos, gal dėl ne pačių palankiausių atlikimo sąlygų (tiek akustiškai, tiek erdviškai), vis tik neapleidžia įspūdis, kad festivalyje nuskambėjusi „Septem sermones" premjera kol kas tebuvo bandomoji, savotiška kūrinio beta versija. Tokiu atveju, net ir nepatogūs vertinimai galbūt turės prasmę.

source: www.lks.lt (30 October 2013)

 


Need mehed on muutnud maailma (Tallinn, 4th September 2013)
(These guys have changed the world)

Hilliard Ensemble in Tallinn
Kontsert „Litaania” („Litany”) Pärdi päevadel Tallinna kirikutes: Hilliard Ensemble, Eesti Filharmoonia Kammerkoor ja Tallinna Kammerorkester Tõnu Kaljuste juhatusel 4. IX Olevistes. Kaunil hilissuveõhtul Tallinna vanalinna vaikses südames koguneb Oleviste kiriku ümbrusesse suur hulk inimesi, paljudel lillekimp käes. Enamik tunnevad üksteist ja tervitavad, ometi valitseb kuidagi eriline ja tasane õhkkond, inimesed on vaiksed ja säravad ühtaegu. Kõigi silmist näeb, et oodatakse midagi erilist, oodatakse Elamust.

Algamas ei ole Nargeni festivali korraldatud Pärdi päevade järjekordne kontsert – tegemist on täiesti erilise õhtuga, mil tähistatakse Tõnu Kaljuste 60. sünnipäeva. Ühtlasi on see Hilliard Ensemble’i teine festivalikontsert Tallinnas, kus maailmakuulus ansambel otsustas alustada oma 40. hooaega, mille nad on kuulutanud ka oma tegevuse viimaseks. 60 + 40 = 100 aasta jagu tohutu mõjuvõimuga muusikutegevust. Need on mehed, kelle kohta võib kõhklematult öelda, et nad on muutnud maailma. Ja muudavad edaspidi isegi siis, kui senisele panusele enam midagi ei lisanduks.

Kontserdini jääb veel paarkümmend minutit, aga kirik on juba rahvast täis. Vaikne ootusärev sumin, siseneb presidendipaar, viimaks astub kooriruumi Tallinna Kammerorkester ja seab end häälde. Oleviste kiriku pastor Siim Teekel ütleb lühikese palve, misjärel kooriruumi kitsastesse oludesse altari ees orkestri taha mahutab end Eesti Filharmoonia Kammerkoor. Trepist üles, kooriruumi eesosa külgedele astub neli härrasmeest – Hilliard Ensemble. Kõige keskele asetub Tõnu Kaljuste.

„Berliini missa”

Pikema viivituseta alustab dirigent esimest teost, kõlama hakkab Arvo Pärdi „Berliini missa” („Berliner Messe”). Tegemist on helilooja tintinnabuli-stiili kõikidele reeglitele vastava kompositsiooniga, mis tuli esmaettekandele 1990. aasta maikuus Saksamaa katoliku kiriku päevadel, pool aastat pärast Berliini müüri langemist. Kaljuste mõjub äärmiselt kontsentreeritult, tema liigutused on pigem napid ja väga täpsed. Paistab, et ta juhatab põhiliselt oma olemuse ja kohaloluga. Kaljuste puhul olen väga sageli tajunud just seda kontsentreeritud energiat, mis haarab enda lummusesse kõik kohalviibijad – nii laval kui saalis. Ta justkui püüaks oma võimast väge vaos hoida ja isegi alla suruda, mis tekitab äärmiselt erilise pideva edasikulgemise pinge.

Kyrie’t alustab Hilliard Ensemble, märkamatult hakkavad liituma üksikud hääled koorist, viimaks laulab terve koor. Tundub, nagu oleks maailmakuulus ansambel pisut ärevuses: nende esimesed noodid mõjuvad üsna ebakindlalt ja ebaühtlaselt. Võimalik, et neid häirib paigutus, kus dirigent seisab nende selja taga (s.t orkestri ja solistide vahel) – selline asetus ongi lauljale energiakulukam, kuna tal endal tuleb rohkem initsiatiivi hoida. Ka intonatsiooniliselt on Kyrie pisut ebaühtlane: lauljana tean täpselt, kui ebamugav on alustada kontserti üksikute harvade näiliselt lihtsate noodikäikudega. Pärdile on omane kirjutada teatavatel puhkudel lauljale üsna ebamugavalt, mis tingib just sellise kõlalise efekti, mida helilooja soovib: Kyrie eleison („Issand, halasta!”) ei tohikski kõlada liiga võimsalt.

Kontserdipaigana ei ole Oleviste kirik nii sagedas kasutuses nagu mõni teine pealinna kirik. Oleviste akustika ja ruumipaigutus on kontsertide korraldamiseks küllalt keeruline. Kuid tundub, et koori asukoht justkui teises ruumis on väga sobilik, ühtlustades häälerühmade kõla. Koori, orkestri ja solistide kõla­balanss on tänu asetusele ideaalne: Hilliard Ensemble on esiplaanil, orkester keskel kõlab selgelt ja täpselt ning koor kõige taga ühtlaselt ja võimsalt.

Asukohast sõltuv pisut inertne kaja häirib veidi vaid koori koosmängus orkestriga, eriti just rütmikamates osades (Gloria ja Credo); orkester on eespool ja nende kõla jõuab ilmselt kiiremini publikuni. Kuid koori tekst on lausa hämmastavalt selge ja „teise toa” ühtlustav kaja ei muuda häälikuid sugugi üldiseks mühaks. Gloria on üks missa kahest tempokamast ja rütmikamast osast, kus tekib mõningaid tempolisi kokkuleppimatusi orkestri ja koori vahel, ent energia on vaimustav – siin saab hetkeks lubada päästa valla see energia, mida on algusest peale vaos hoitud.

Seekord esitatakse ka nelipühadeks mõeldud lisaosad Erster ja Zweiter Alleluiavers zum Pfingstfest ning Veni Sancte Spiritus, mis on missatsükli ordinaarosade laiendusena teosesse kaasatud. Esimese Halleluuja ootamatu mažoorne helgushetk mõjub justkui sõõm värsket vett. Hilliard Ensemble’i lauljad on samuti end kogunud ning nende soololõigud kõlavad juba tunduvalt ühtlasemalt. Ka ansambli ja koorirühmade koosmusitseerimine on äärmiselt ühtlane, koor on solistidele diskreetne, ent toetav partner.

Veni Sancte Spiritus oma vaikses kulgemises mõjub täiesti maagiliselt. Üldse tundub, et siinne akustika soosib vaiksemat ja aeglasemat liikumist. See osa pakub hea võimaluse imetleda EFK erilist tooni: rühmad kõlavad väga kaunilt ja ühtlaselt, eriti meeldib soprani naiselikult ümar kõla. Vahel hakkab kõrva tenorirühma teravavõitu toon ja intonatsiooniline ebaühtlus just esimese oktaavi e kandis (peamiselt Sanctus’es), kuid sellest kõrgemad ja ka madalamad noodid on lauldud väga nauditavalt, näiliselt pingutusevabalt ja intonatsiooniliste mööndusteta. Teistest pisut ebaühtlasemalt mõjub bassirühm, kelle piano’des on tajuda intonatsioonilisi erimeelsusi ja forte’s veidi võistulaulmist, ent nende toon on hästi soe ja sümpaatne.

Credo on taas rütmikam osa, kus hakkab jälle kaasa mängima akustika: orkester ja koor ei jõua publikuni alati üheaegselt. See osa on vist kogu kontserdi jooksul ainus, kus orkester mõjub ühtlase massina ja veidi ebamääraselt. On see siis akustiline probleem või ei saagi kaks muusikakollektiivi laval päriselt kokku, igatahes on ühine energia ja katkematu kulgemine siin sama jõuline kui Gloria’s – Credo in unum Deum kõlab veendunult ja vaimustunult. Oleviste akustika toetab ülemiste häälte kandumist, nii et lõpuakordis tuleb soprani kvint isegi liiga esile, kuid emotsionaalse esituse juures on mõistetav, et on raske end tagasi hoida.

„Berliini missa” lõpuosades (Sanctus, Agnus dei) saame nautida muusika kaunist kulgemist ja muusikute ühist hingamist. Siinses akustikas sobivad pikad ühtlased kulgemised orkestrile paremini kui intensiivne rütmika, mis tegelikult on just TKO üks tugevaid külgi. Taas saab imetleda Hilliard Ensemble’i ja koori ideaalset ühtesulamist. „Kulgemine” ongi justkui selle kontserdi märksõna. Selles on eriti suur osa just Kaljuste maagilisel energial, aga ka kammerorkestri erilisel oskusel mängida ülipikki fraase justkui lõputu poognaga; viimases on kindlasti üks peasüüdlasi orkestri kontsertmeister Harry Traksmann, kes on maailmas ülikõrgelt tunnustatud Pärdi-mängija, mitmete väga tuntud muusikute hinnanguil üks parimaid.

„Litaania”

Kontserdi teises osas kõlab Arvo Pärdi „Litaania” („Litany”, 1994). Teoses kasutatud IV sajandist pärit ingliskeelne tekst (autoriks J. Chrysostomos) kummalisel kombel ühtaegu nii häirib kui toetab seekordset ettekannet: kui koori tekst on kõrvatorkavalt ebamäärasem kui eelmises teoses, siis solistide puhul on märgata äärmiselt head teksti­tunnetust. Kindlasti teavad nii kogenud lauljad nagu Hilliard Ensemble’i omad missatekste ja nende tähendust peast, ent hoopis teine asi on, kui laulja esineb emakeeles – siis on võimatu mitte laulda tekstilähedaselt. Inglise keeles laulmine on üsna keerukas, kuna seal on palju ebamääraseid häälikuid ning teksti publikuni toomine esitab välja­kutseid; eriti võõrkeelse publikuni, eriti võõrkeelsel esitajal.

Kavalehelt (koostaja Kai Tamm) saab lugeda, et „Litaania” koosneb 24 osast, jagunedes 12 päeva- ja 12 öötunniks, sisaldades tunnipalvusi igaks täistunniks. Päeva- ja öötsükkel on samasuguse dünaamilise ülesehitusega: algab vaikselt ja kasvab kulminatsioonini enne lõppu, et siis taas vaibuda.

Teose algus on orkestrile suur väljakutse: viiulid alustavad väga kõrgest registrist, väga vaikselt ja ühest noodist, millelt hakatakse hargnema sekundisse ja laiematesse intervallidesse. Sama motiiv kordub veel paar korda. Peab ütlema, et just see alguse motiiv, kus viiulid peaksid alustama unisoonis, ei mõju kordagi veenvalt – ei kosta, et orkestrandid jõuaksid selle kõige esimese heli kõrguses kokkuleppele.

Lühikese lavalt äraoleku ajal kahe teose vahel on Hilliard Ensemble justkui ümber sündinud: mõjub esimesest hetkest äärmiselt kindlalt ja ühtlaselt nii intonatsiooniliselt kui kooliliselt. Inglise laulukool on idaeurooplasele üsna võõras asi, ent ideaalne ansamblilauluks –iseäranis juhul, kui kõik seda valdavad. Just „Litaanias” tuleb esile ansambli sissetöötatud koosseis ja ideaalne oma­vaheline sobivus. Ka solistide ja dirigendi kontakt on nüüd parem: Kaljuste pöörab vahel peaaegu ümber, et juhatada neid sisse hästi selgelt ja üheselt mõistetavalt, aga ka kvartett ise on aktiivsem ja initsiatiivikam. Kahjuks pole mul andmeid, mitu korda on ansambel näiteks viimase kolme aasta jooksul kumbagi teost esitanud, ent jääb mulje, et just „Litaanias” tunneb ansambel end mugavamalt ja kindlamalt.

Kontratenor David James, kes on olnud eeskujuks ilmselt kujutlematule hulgale maailma meeslauljatele, kõlab endiselt imeliselt, nagu läheks aeg temast kaarega mööda. Tema hääl on kauni tooniga, ülemhelirohke, väga hästi kontrolli all vibrato’ga (siin peaaegu sirge, kuid mitte masinlik), võimsalt kandev ja kostab üle orkestri. Fantastiline hingamise valitsemine ja oma pilli tundmine. Ainus, mis tema esituse juures veidi häirima hakkas, oli iga noodi eraldi paisutamine, muusikute keeles tuntud ka kui „pirnikeste tegemine”, mis pisut raskendab muusikalise ja tekstilise kulgemise jälgimist.

Ka tenor Rogers Covey-Crump, kes jäi „Berliini missas” veidi hätta häälikulise ja intonatsioonilise ühtlusega, tundis end „Litaanias” kindlalt ja kujundas fraase sümpaatselt.

Tenor Steven Harrold, keda pigem baritoniks oleksin pidanud, tundus ansamblis ehk kõige ühtlasema kõla ja intonatsiooniga, ent kohati kostis ta kaaslastega võrreldes ehk liialt delikaatselt – ansambel oleks võinud temalt rohkem tuge saada.

Ansambli neljas liige Gordon Jones on bariton, kelle ülemine register kõlab kaunilt ja selgelt, ent alumised noodid kipuvad liigselt vibreerima ja toon muutub võõraks. Ilmselt on tal raske talle liigmadalatel nootidel häält õigesti fookustada, mistõttu eriti valjemates kohtades on raske teda kuulda. Ka seetõttu oleks võinud Harroldit ansamblis veidi rohkem kosta, et madalamad registrid oleksid rohkem toetatud.

On ülimalt nauditav jälgida, kuidas toimib üks maailma tippansambel just ansamblilaulu seisukohalt, kuidas nende kasuks töötavad nii ühtne laulukool kui ühtne muusikaline mõtlemine ja esteetika, rääkimata pikast ühisest lavakogemusest. Peast käib läbi mõte, et alati on raske lõpetada, kui oled nii kõrgele jõudnud, eriti muusikutel, kellele nende töö ei ole amet, vaid elustiil. Ja kui hea on, kui artistid oskavad lõpetada õigel ajal, mil nende viimased ülesastumised jäävad inimestele meelde võimsalt ja positiivselt. Seega minu sügav lugupidamine nii võimsa kontserdi kui tarkuse eest – on väga palju, mida neilt meestelt õppida, meeles pidada ja ees­kujuks seada.

„Litaania” ettekandeks on orkestrisse lisandunud puhk- ja löökpillid ning kõla on nüüd tõeliselt tihe ja sümfooniline, säilitades ikkagi kammerliku läbipaistvuse. Täpselt sama võib öelda koori kohta: nende forte’d on võimsad ja mahukad, mitte surutud, piano’d aga hästi ühtsed, inimliku haavatava tooniga, jõuliselt õrnad. Õnneks ei teki siin sellist justkui vertikaalset musitseerimist, mis suuremate koosseisude ja akordilise liikumise puhul end lausa peale surub – Kaljuste veab kogu muusikat edasi, kulgedes ja pinget tõstes läbi terve õhtu, tema liigutusedki kasvavad järjest suuremaks ja hoogsamaks.

Tagasi vaadates tundub, et Kaljuste oskab järjest paremini oma kirglikkust valitseda ja pinget talitseda – see ei ole hoopiski vaibumas ega taandumas, pigem on sel õigesti kanaliseerituna ja õigel hetkel välja paisatuna veelgi võimsam jõud. Kaljustet saalist vaadates tundub, et publik läheb samamoodi kaasa kui esitajad: tema selg justkui dirigeeriks kogu saali, ja kui läheneb kulminatsioon, on seda ette tajuda ja ka näha ning kui see lõpuks saabub, on kõigil ühine suur kohalejõudmise tunne.

Kuigi „Litaania” algab vaikselt, ühtlaselt kasvades, et peale suuremat dünaamilist tõusu 12. tunnil taas pisut taanduda ja uueks tõusuks hoogu koguda, on selgelt tunda, et pideva edasimineku pinge ei taandu hetkekski, see jätkub tõusvas joones, kuni saabub suur plahvatus päris teose lõpus, 24. tunnil: „Oo, Issand, Sina tead, mida teed, sündigu siis Sinu tahtmine ka minus, patuses, sest Sa oled õnnistatud igavesti”. Tundub, nagu oleks Kaljuste seda hetke ette valmistanud lausa kontserdi algusest peale, mitte ainult „Litaanias”. Plahvatusele järgnev vaikne tekstikordus solistidelt mõjub kui lunastus: meie, patused, oleme kumuleerunud helimassi all justkui hävitatud ja saame nüüd uue alguse, puhtama ja parema.

Kontsert on läbi, needsamad inimesed valguvad tasapisi kirikust välja, suveõhtu hämarusse. Endiselt on neil käes suured kimbud, endiselt ollakse vaiksed ja särasilmsed, justkui midagi poleks muutunud. Ja ometi on: nad kõik paistavad ääretult õnnelikud. Maailm on muutunud selle tunniga, mille veetsime koos Oleviste kirikus – me oleme paremad inimesed.

Õhtu jätkub Mustpeade majas, kus austajad saavad Tõnu Kaljustele ja Hilliard Ensemble’ile õnne soovida ja lilled üle anda.

source: www.sirp.ee (13 September 2013)

 


»Aleluya México!«, 3rd July 2013

source: liveweb.arte.tv

 


Harstad Kulturhus, 25th June 2013

source: www.ht.no (25 June 2013)

 


REVIEW: The Hilliard Ensemble (Wilton, 27th May 2013)

Hilliard Ensemble in Marienstatt
I’VE been thinking about the modern phenomena of older musicians continuing to do what they do fantastically well; The Rolling Stones; Cuban bands such as Sierra Maestra and Buena Vista Social Club, and in the classical world, the Hilliard Ensemble.

This quartet of singers are testament to team work and from their opening 13th-century piece, we were all transfixed.

Such was the intensity of the singing that we didn’t applaud until the end of the third piece, their first in English, where the text was crystal-clear, and the voices were widely spaced to demonstrate the penitent’s dialogue with Christ.

They then moved to a contemporary piece setting German text (by Katia Tchemberdji), which was ear-catching in its use of harmonies. The first half closed with some Armenian sacred songs.

In the second half, the penultimate work by Vache Sharafyan had such an intensely spiritual quality, one could almost imagine the Hilliards wearing robes and living in a closed order while singing their sublime music. The evening was somagical, it felt as though applauding wasn’t quite enough.

SARAH COLLINS

source: www.salisburyjournal.co.uk (29 May 2013)

 


Vier Stimmen füllen den Dom (Worms, 28th April 2013)

Hilliard Ensemble in Worms
Hilliard Ensemble singt in der Reihe „wunderhoeren“ Werke aus dem zwölften Jahrhundert.

Eine Solostimme ohne Mikrofon kann keinen riesigen Dom ausfüllen? Mit Musik aus dem zwölften Jahrhundert lockt man heute niemanden mehr hinter dem Ofen vor? In einem fast voll besetzten Dom ist es nie mucksmäuschenstill?

Wer einer dieser irrigen Annahmen aufsaß, wurde jetzt durch einen der Höhepunkte von "wunderhoeren - Tage Alter Musik und Literatur" eines besseren belehrt. In Kooperation mit der Kasinogesellschaft gab das international renommierte britische Hilliard-Ensemble im gut gefüllten, stimmungsvoll beleuchteten Wormser Dom Musik der mittelalterlichen Meister Parotin (1165-1220) und Guillaume de Machaut (1300-1377) und anderes zum Besten. Musik also, die speziell für die Aufführung in großen Kathedralen komponiert wurde. Ohne Stimmgabel und Mikrofon und mit höchster Konzentration ließen David James (Countertenor), die Tenöre Steven Harrold und Rogers Covey-Crump und Gordon Jones (Bariton) mehrstimmige Gesangswerke der Notre-Dame-Schule erklingen, viele von unbekannten Verfassern.

Die theoretische Einweisung vorab durch Musikwissenschaftlerin Dr. Sandra Ehses stimmte das Publikum darauf ein, harmonische oder rhythmische Hörgewohnheiten über Bord zu werfen und jeder der vier Männerstimmen einzeln in ihren Harmonien und ihrer Textausgestaltung nachzulauschen.

Fremde Akkorde

Statt vertrauter Terzakkorde brachten die vier Solisten härtere, "fremdere" Quart- und Quintakkorde zum Klingen. Dabei ließ das Ensemble, das in diesem Jahr bereits seit 40 Jahren gemeinsam musiziert, eine durchaus wahrnehmbare Rhythmik der Gesangswerke des späten Mittelalters zur Entfaltung kommen.

Magisch-authentischer Höhepunkt des Konzerts war ein "Alleluja" von Perotin, das der Countertenor vom Westchor aus anstimmte und das die anderen Stimmen eindrucksvoll mit Bordun-Tönen untermalten, während sie langsam an den Längsseiten des Doms entlang schritten. So wurde das Publikum quasi umhüllt von einer unnachahmlichen Atmosphäre. Wer die Augen schloss, konnte sich an gregorianische Mönchsgesänge erinnert fühlen. Trotz der geringeren Lautstärke in den hinteren Reihen flossen gerade hier die Einzelstimmen zum harmonischen Ganzen ineinander, wurde aus vier Solostimmen ein kathedralenfüllender Choral.

Das Hilliard-Ensemble machte erlebbar, dass Alte Musik nicht alt klingen muss. Verblüffend modern wirkte die Klangwelt der Werke Machauts. Nicht umsonst arbeitet das Ensemble mit dem Gewandhausorchester Leipzig, den New York Philharmonic unter Lorin Maazel, aber auch zeitgenössischen Komponisten sowie mit Jazzlegende Jan Garbarek zusammen. Ebenso zeitgemäß gaben die denn auch eine Zugabe und standen anschließend für Fragen und zur Verfügung.

source: www.morgenweb.de (4 May 2013)

Zum Frommwerden. Wunderhoeren-festival – Veteranen der Alten Musik: das Hilliard Ensemble in Worms (Echo online, 30 April 2013)

 


Architetture armoniche (Firenze, 12th April 2013)

Hilliard Ensemble & Jan Garbarek in Firenze
Jan Garbarek e Hilliard Ensemble nel Duomo di Santa Maria del Fiore a Firenze

Un mare di gente nel Duomo di Santa Maria del Fiore per Officium Novum, evento di apertura della rassegna O flos colende – Musica sacra a Firenze, giunta alla XVII edizione. Persone tra loro molto diverse, molte delle quali probabilmente attirate più dal contesto che dal nome di Jan Garbarek o dello Hilliard Ensemble. Ed è forse questo uno degli aspetti più interessanti della serata, che ha come centri focali la musica e l'architettura prima ancora degli stessi interpreti. Garbarek del resto è icona del musicista schivo e riservato, al servizio della musica prima di tutto. Non perde occasione per ribadirlo, entrando in scena dopo le note del suo sax, in una location così speciale che accentua all'ennesima potenza il fraseggio minimale e dal respiro mistico a cui ha abituato dai primi episodi ECM a oggi. A seguire, le quattro voci avvolgenti dello Hilliard Ensemble, tra le più abili nel legare senza forzature liturgie antiche e pagine colte contemporanee. L'assenza totale di amplificazione permette a Garbarek e ai suoi compagni di far emergere dalle musiche proposte (in particolare dalle liturgie bizantine e dalle composizioni dell'armeno Padre Komitas) arcobaleni di armonici che risuonano in tutta la monumentale altezza del Duomo, per un dialogo impalpabile tra le polifonie vocali e i colori del sax. Gli spostamenti precisi dei cinque musicisti tra il pubblico e tra i disegni delle navate accentuano il fascino della musica, così come le variazioni minime del canto e delle peregrinazioni di Garbarek, evocando una ritualità arcana indefinita. Conclusione affidata a "We Are the Stars", uno dei brani più affascinanti del sassofonista norvegese e tra i momenti più godibili della serata insieme a "Most Holy Mother of God" di Arvo Pärt. Scroscio di applausi.

Maurizio Busia

source: www.giornaledellamusica.it (15 April 2013)

 


"Passio" von Arvo Pärt mit dem Hilliard Ensemble (Rostock, 2nd March 2013)

Hilliard Ensemble in Rostock
Nachdem der Rostocker Motettenchor gemeinsam mit dem Hilliard Ensemble in den vergangenen Jahren unter anderem LITANY, MISERERE und DE PROFUNDIS von Arvo Pärt musizierte, stand am 2. März 2013 erstmals die 1982 komponierte PASSIO (Johannespassion) des estnischen Komponisten auf dem Programm. Die Evangelistenpartie wurde von der Stammbesetzung der Hilliards - David James, Rogers Covey-Crump und Gordon Jones (ergänzt durch Mary Seers) – im Altarraum gesungen. Steven Harrold (Pilatus) und Robert Macdonald (Christus) musizierten mit dem Rostocker Motettenchor auf der Orgelempore, begleitet von dem routinierten Organisten Christopher Bowers-Broadbent. Sich immer wiederholende melodische Formeln schufen eine dichte, kontemplative Atmosphäre, die sich binnen kurzer Zeit auf das zahlreich erschienene Publikum übertrug.

Nach 70 Minuten spannungsvollen Musizierens gab es nach dem gewaltigen letzten D-Dur-Akkord eine lange Zeit der Stille. Dann konnte das Publikum nicht an sich halten und bedankte sich mit langem Applaus bei allen Ausführenden. Ein wenig Traurigkeit schwang bei aller Dankbarkeit bei so manch einem Zuhörer vielleicht schon mit, war dies Konzert doch vermutlich schon das letzte der Hilliards in Rostock: Nach über 40 Jahren wird das berühmte Vokalensemble im Dezember 2014 Abschied von den Konzertbühnen der Welt nehmen und in den wohlverdienten „Ruhestand“ treten.

Hilliard Ensemble in Rostock

source: www.st-johannis-rostock.de (3 March 2013)

 


Ergreifendes Weihnachtsgeschenk: Hilliard Ensemble in Fischbeck
(Hessisch Oldendorf, 15th December 2012)

Hilliard Ensemble in Hessisch Oldendorf
Restlos ausverkauft war das Konzert des renommierten Hilliard Ensembles in der Fischbecker Stiftskirche am Samstagabend. Astrid Werner verrät, warum es sich gelohnt hat, früh eine Karte dafür zu kaufen.

Es ist ein besonderes Konzert, das die Besucher am Samstagabend in der wunderschönen Stiftskirche erwartet. Warum das Hilliard Ensemble so einen herausragenden Ruf hat und was die Sänger reizte, nach zwei Jahren wiederzukommen, wird schon bei den ersten Stücken im Programm klar. Es ist ein vielfältiges und sehr ansprechendes Repertoire mit überwiegend sakraler Musik, doch auch mit einigen mittelalterlichen weltlichen Liedern. Sie singt das Ensemble im Quartett, aber auch in wechselnder Besetzung als Trio oder Duo sowie als Solo – immer eindrücklich und beeindruckend.
Wie angetan die Besucher sind, zeigt sich an dem langen und herzlichen Applaus. Das Ensemble bedankt sich mit dem wohl ergreifendsten Stück an diesem Abend, nämlich mit einem Lied des zeitgenössischen estnischen Komponisten Arvo Pärt.

source: www.dewezet.de (16 December 2012)

 


English Christmas (Engelsk jul) in Oslo, 11th December 2012









 


Jan Garbarek & The Hilliard Ensemble na Festiwalu Kultury Chrześcijańskiej
(Łódź, 8th November 2012)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Łódź
W ramach Festiwalu Kultury Chrześcijańskiej w czwartek (8 listopada) przed łódzką publicznością wystąpił Jan Garbarek i Hilliard Ensemble.

Koncert w Archikatedrze Łódzkiej rozpoczął się od śpiewu dobiegającego z tyłu kościoła. Członkowie kwartetu wokalnego śpiewając zmierzali w stronę ołtarza, przy którym jak się wydawało Jan Garbarek dźwiękami saksofonu nawoływał na wspólną medytację. Tu już wspólnie zaprezentowali materiał z płyty “Officium Novum”, płyty niezwykłej, inspiracją powstania której były dzieła twórcy armeńskiego Komitasa Vardapeta, a także muzyka starocerkiewna i prawosławna. Są na niej też wcześniejsze kompozycjami Jana Garbarka z nowymi słowami opartymi na poezji Indian plemienia Pasamaquoddy. Saksofon Garbarka tworzył w tych utworach piąty głos komponujący się z partiami śpiewaków. Czasem były to jedynie krótkie frazy podkreślające dynamikę utworu bądź będące rodzajem rozmowy z wokalistami, innym razem dłuższe improwizacje. Całość to muzyka niezwykle emocjonalna, dająca poczucie obcowania z boską doskonałością.

Mimo, że od wydania płyty upłynęły już dwa lata dobrze się stało, że muzycy uświetnili swoim koncertem jubileuszowy Festiwal. Sam saksofonista chwalił akustykę Archikatedry, a owacja zgotowana na koniec muzykom była potwierdzeniem, że koncert wypadł znakomicie.

source: ddlodz.pl (9 November 2012)
photo gallery: www.fkch.wlodzi.com

 

 


Mystische Klangwelten (Ingolstadt, 26th October 2012)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Ingolstadt
Es ist eine andere Welt, die da im Liebfrauenmünster so filigran gesponnen wird. Eine Klangwelt, in der die bisherigen Hörgewohnheiten nicht greifen, in der Klangfolgen und Harmonien in ungewohntem Zauber emporwachsen. Klang, der aus kühl distanziertem, handwerklich perfektem Chorgesang entsteht und von sehnsuchtsvollen, fantasiereichen Jazzsträngen aus dem Sopransaxofon umgarnt wird.

Der weite Bau schafft den Platz, um der asketischen, schnörkellosen Klangfülle ihrer Stimmen den Raum zur Entfaltung zu geben. Der Countertenor David James, die Tenöre Rogers Covey-Crump und Steven Harrold sowie Bariton Gordon Jones geben hier beim Hauptevent der diesjährigen 29. Ingolstädter Jazztage zusammen mit dem norwegischen Jazzsaxofonisten Jan Garbarek ihr einziges Deutschlandkonzert in diesem Jahr. Das britische Quartett und der skandinavische Ausnahme-Saxofonist haben mit ihrem unvergleichlichen Sound den Welthit „Officium“ geschaffen und auch im Liebfrauenmünster entwickeln sie den Zauber dieser spirituellen Intonationen. Die vier Vokalisten und Garbarek schaffen mit ihren Interpretationen im Stil fast schon gregorianischer Gesangstradition eine unwirkliche, mystische, spirituelle und nicht greifbare Stimmung.

Das Saxofon und die Stimmen wachsen aus demselben Ursprung, umkreisen einander, berühren sich und stoßen einander wieder ab. Sie sind wie die Pole zweier sich drehender Magneten, ein Stück weit eng aneinander haftend und dann wieder auf schwebender Distanz beieinander. Das Publikum in den dicht besetzten Bankreihen und auf den Stühlen bis hinein in die letzten Kirchenwinkel ist gefesselt. Kein Husten, kein Räuspern unterbricht die mystische Aura und selbst das leise Knarzen der Eichenbänke stört. Schon von Beginn ihres Konzertes an schaffen die fünf eine eigene Dramaturgie.

Jan Garbarek bummelt aus einer Nische neben dem Hauptaltar durch die Apsis, Applaus empfängt ihn. Kurz verbeugt er sich vor dem Publikum und nimmt das Sopransaxofon an den Mund. Mystisch anschwellenden Klängen lässt er Kadenzen folgen und wandert dabei wie ein verträumter Spaziergänger durch das Sanktuarium. Von irgendwo im undefinierbaren Hintergrund flechten sich Stimmen ein, schwellen an und geben sphärisches Volumen. Die Chorsänger wandeln bedächtig zwischen den Bankreihen sternförmig zum Altarraum und halten die Klangbalance aufrecht. Wie rankendes Efeu wachsen Stimmen und Saxofon aus einer Wurzel, verzweigen sich und klettern in gleicher Richtung und doch auf unterschiedlichen Pfaden die mächtigen Säulen des Kirchenschiffes empor demselben Ziel zu. Der leichte Nachhall im weiten Raum reflektiert zurück zum Altar und schafft zusätzliche Atmosphäre.

Eine Stunde und fünfzehn Minuten lang fügen sie Lied an Lied und instrumentale Improvisationen aneinander. Keine Pause unterbricht die Abfolge. Jan Garbarek unterstreicht Nähe und Distanz seiner umrankenden Jazzklänge auch physisch. Immer wieder wandelt er in sich gekehrt und mit seinem Instrument an den Lippen durch das Kirchenschiff, den Blick auf die Kalksteinpflaster gesenkt. Ähnlich, wie sie gekommen sind, verschwinden die fünf Musiker singend und spielend schließlich in die Nische am Hochaltar. Die Mystik bleibt noch eine kleine Weile, bis frenetischer Applaus sie fortspült.

source: www.donaukurier.de (28 October 2012)

 


Suche nach spiritueller Dunkelheit (Biel, 21st October 2012)

Hilliard Ensemble & Paul Giger in Biel
Der Leidensweg Christi in der Stadtkirche Biel: Zusammen mit dem Violinisten Paul Giger intoniert das Hilliard Ensemble neu vertonte Passionstexte.

«Tenebrae» (zu Deutsch: Dunkelheit, Finsternis), so nennt sich die musikalische Neuschöpfung des Schweizer Komponisten Roman Rutishauser, die in den letzten Wochen schweizweit mit dem Hilliard Ensemble aufgeführt wurde. Der Titel des Werks leitet sich von den lateinischen Responsorien (Wechselgesängen) her, die in der früheren Liturgie jeweils in den Nachtstunden der Karwoche, von Gründonnerstag bis Karsamstag, gesungen wurden und den letzten Leidensweg Christi gleichsam meditativ nacherzählten. Aus diesen Responsorien hat Rutishauser eine Auswahl von acht Texten getroffen, die er für fünf Gesangsstimmen von Kontratenor bis Bass gesetzt hat. Dazu gesellt sich eine einzelne Geige, eine weitgehend improvisierende und selbständige Stimme, die mit dem Ensemble in einen stimulierenden Dialog tritt.

Fehlende Eindringlichkeit
Das ganze Unternehmen erinnert an das Experiment, das dem Hilliard Ensemble 1994 schlagartig eine globale Medienpräsenz bescherte: Seinerzeit lancierte es mit dem norwegischen Jazzmusiker Jan Garbarek eine Produktion, bei der mittelalterliche Motetten mit einem improvisierenden Sopransaxofon kombiniert wurden. Im Vergleich zum damaligen Welterfolg handelt es sich diesmal allerdings um einen weniger überzeugenden Nachläufer. Rutishausers Komposition lässt es vor allem in der ersten Hälfte an Eindringlichkeit missen, das Gefühl einer irdischen Enthobenheit, einer Entrückung in kosmische Gefilde, das der Komponist eigentlich anstrebt, stellt sich nur bedingt ein. Die allzu statische Vertonung, die in dissonanten Konstellationen verharrt und teilweise Textstellen bis zur Ermüdung wiederholt, erreicht nur streckenweise eine wirklich tiefe emotionale Spannkraft.

Träumerische Versunkenheit
Ein Dilemma des Komponisten scheint gewesen zu sein, dass er berührende Klangbilder erschaffen wollte, aber zugleich eine Textfolge präsentierte, die eine dramatische Geschichte erzählt und nach entsprechender Ausdeutung verlangt. Wenn die Sänger von den Feinden Christi singen, die «einen ruchlosen Plan» ersinnen, aber gleichzeitig in kreisenden Endlosschlaufen verharren, dann wirkt die musikalische Deutung wenig überzeugend.
Erst gegen Ende des Leidenswegs beginnt die unbändige Kraft der Musik regelrecht aufzublühen, nämlich in den letzten beiden Responsorien, als Jesus gekreuzigt wird. Hier erzeugt Rutishauser eine Stimmung, die der Verzweiflung und Trauer, der Hoffnung und Zuversicht eine ungeheuere Intensität verleiht. Hier erweitert er auch sein Ausdrucksspektrum, zielt stärker auf eine polyphone Verschlungenheit der Stimmen, die im Zusammenwirken ein kosmisches Ganzes bewirken und den Zuhörer in einen Sog träumerischer Versunkenheit fortreissen. Eindringlich verhallt ein letztes Mal die Klage des Gekreuzigten, bevor das Werk in leiser, aber hoffnungsvoller Weise schliesst.

Homogene Einheit
Zu der berückenden Wirkung tragen massgeblich die Musizierenden bei, deren ausserordentliche Qualitäten zu einer perfekt ausgewogenen Klangsinnlichkeit führen. Mit welch klarer Diktion und lupenreiner Intonation die Sänger ihre samtweichen Stimmen in den Kirchenraum entschweben lassen und zu einer homogenen Einheit übereinander schichten, ist phänomenal. Ihre klare Balance wissen sie mit dynamischen und agogischen Nuancen zu ergänzen, ohne je ihre inständige Präsenz einzubüssen. Dazu übernimmt der Violinist Paul Giger gewissermassen den Part des Gegenübers, der mit seinem Instrument sensibel auf die Gesangslinien reagiert und dabei kraftvolle bis ätherische Klänge über das vokale Fundament streut. Mit einem sicheren Gespür für die Stimmungslage lotet er fantasiereich das Spektrum seiner Geige aus, agiert und reagiert, beruhigt oder stimuliert die Sänger. Aus diesem improvisierenden Miteinander speist sich an diesem Abend die transzendentale Kraft der Musik.

source: Bieler Tagblatt (22 October 2012)

 


Klang der Jahrhunderte. Das Hilliard-Vokalensemble zaubert fremde Welten in den Dom
(St Blasien, 13th October 2012)

Hilliard Ensemble in St Blasien
In gleichsam paradiesische Klangsphären erhoben die vier Sänger des Hilliard-Vokalensembles ihr Publikum, als sie am Samstagnachmittag die gewaltige Raumdimension des Doms mit ihren leuchtenden, wandlungsfähigen Stimmen erfüllten.

Das rund um den Globus bekannte Sängerquartett hatte sich ein Programm vorgenommen, welches in zweierlei Hinsicht hohe Anforderungen stellte: Zum einen an die Interpreten selbst, zum anderen aber auch an die Zuhörer, denn diese mussten sich auf den eingangs vielleicht ein wenig befremdlich wirkenden Kontrast zu vertrauten Hörgewohnheiten einlassen, um sich ganz dieser reichen, vielgestaltigen Musik hingeben zu können. Ausgehend von der Frühphase der abendländischen Mehrstimmigkeit, führte das auch nahezu unbekannte Komponisten würdigende Programm (zur besseren Erschließung mit ins Deutsche übersetzten Gesangstexten versehen) durch die Jahrhunderte bis in die Gegenwart hinein.

Gleich der weit bis ins ausgehende 12. Jahrhundert zurückführende Eröffnungsgesang eröffnete eine Welt ungewohnter Höreindrücke: Vokalisen-artig eindringlich ausgesungene Tonsilben folgten in repetierender Eindringlichkeit und behutsam an- und abschwellender Dynamik einem feinnervigen Puls, der die vier Stimmen vorwärts trug und zugleich ein ankerndes Zentrum umkreisen zu lassen schien. Erstaunlich, wie modern diese jahrhundertealte Musik von Magnus Perotinus ("Viderunt omnes") daherkam.

Das im 13. Jahrhundert entstandene "Stirps Iesse" eines unbekannten Komponisten ließ jeden der vier Sänger in solistisch eingefügten Passagen buchstäblich zu Wort kommen und verströmte einen sanften, ruhigen, geradezu liedhaften Zauber. Interessant hiernach der Sprung in die Moderne mit zwei Stücken des zeitgenössischen Komponisten Jonathan Wild. Fächerten sich im ersten Gesang unisono gesungene Passagen immer wieder zu akkordischer Stimmenführung in wendungsreicher Harmonik auf, so bestach das Folgestück durch die atemberaubende Präzision der in verschiedenen Kombinationen erklingenden Stimmen. Diesen Eindruck verstärkte noch das um 1500 entstandene "Ah! Gentle Jesu" (Sheryngham), in dem sich ein dialogisierender Zwiegesang in Frage und Antwort-Manier vollzog.

Eine ideale Wahl hatte Titularorganist Bernhard Marx mit Auszügen aus zwei Orgelsinfonien (der neunten und der fünften) Charles-Marie Widors getroffen. Der in warmem Timbre glühende Klangcharakter des "Andante sostenuto" korrespondierte stimmig mit dem zuvor Gehörten und erweiterte komplementär dessen Klangraum. Den folgenden Variationen-Satz ließ Marx in wechselnden Farben und Stimmungen, Tempi und dynamischen Fühlungen aufscheinen, durchwoben von kompositorisch reicher Fantasie wie interpretatorischer Empathie für diese romantische Klangsprache.

Auch im zweiten Vokalteil mit Werken aus der Renaissance ("Ave Maria" von J. Desprez), einem preisungsvollen "Gloria" aus dem 14. Jahrhundert und zweien in der Gegenwart zu verortenden Textvertonungen Arvo Pärts unterstrichen die vier Profi-Sänger ihren qualitativen Anspruch sowie ihre jedem einzelnen Werk in seiner individuellen Charakteristik gerecht werdende, bis ins Detail sublim ausbalancierte Ausgestaltung und -formung.

Rahmend umfasst von Pärts geistlicher Vokalmusik, führten vier armenische Gesänge nicht nur in die unbekannte Sphäre der armenischen Sprache, sondern öffneten zudem einen Klangraum traditioneller armenischer Musik, den wohl kaum einer der Zuhörer je zuvor betreten haben dürfte. G. de Machauts Ehrgesang "Gloria" sollte zwar laut Programm den musikalischen Schlusspunkt setzen. Doch dem großen Applaussturm fügte das Hilliard-Ensemble dann doch noch eine Zugabe an.

source: www.badische-zeitung.de (15 October 2012)

 


Hilliard Ensemble/Fretwork – review (London, 2nd October 2012)

Hilliard Ensemble & Fretwork in London
There can be few periods in the history of human culture in which the delights associated with melancholia have been better explored or exploited than in Elizabethan England. For every "Hey nonny no" there's a "Flow my teares" ready to blast it. All but two of the Orlando Gibbons madrigals presented at this concert were concerned with death and mortality, spun out in strains of such bewilderingly exquisite construction that, to borrow a phrase, even lilies in their springtime must have hung their heads.

Technically post-Elizabethan, Gibbons' 1612 set suggest the composer was more interested in using the imported madrigal form to expand native song tradition, something borne out in the artful approach taken here by the Hilliard Ensemble and Fretwork. The evening combined purely instrumental settings and unaccompanied ones, the Hilliards – performing with sopranos Julia Doyle and Julie Cooper – excelling in the wondrously splintered pomposities of I Waigh Not Fortune's Frowne and the more naked lamenting in Ah, Deere Hart. In any of the various combinations employed throughout the evening, which concluded, aptly, with a quite glorious performance of The Silver Swanne, both ensembles caught perfectly the magical way in which Gibbons' dovetailing lines can fracture and coalesce in the space of a line, ravishing harmonies to flourishing and fading in a single breath.

The Gibbons songs were interleaved with a new piece by Nico Muhly, a composer with a distinct touch of the Elizabethan about him. Entitled My Days, it sets Psalm 39 together with a particularly descriptive section from Gibbons' autopsy, and proved entirely worthy of the Hilliards and Fretwork, for whom it was composed. Based around a highly ornamented falling line, the music echoed Gibbons' fluctuating metres, its way of creating a melodic line from collisions between voices and allowing the sense of harmony – enhanced by the use of period tuning – to emerge haphazardly in conversation between the parts.

source: www.guardian.co.uk (4 October 2012)

more reviews:
www.theartsdesk.com (3 October 2012)
www.ft.com (3 October 2012)
onestoparts.com (5 October 2012)

 


Deutsche Kammerphilharmonie unter Järvi und das Hilliard Ensemble
(Bonn, 30th September 2012)

Hilliard Ensemble in Bonn
Mal eben gut 700 Jahre Musikgeschichte innerhalb eines Konzertes zu durchschreiten, ist schon eine echte Herausforderung. Der Dirigent Paavo Järvi und die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen - seit vielen Jahren Residenzorchester des Beethovenfestes - nahm sie an, allerdings nicht ohne sich der Hilfe des britischen Hilliard-Ensembles zu versichern, das seit Jahrzehnten auf die Vokalmusiktradition der vorbarocken Zeit spezialisiert ist.

Die frühesten Kompositionen an diesem Abend waren denn auch A-cappella-Werke aus dem 14. Jahrhundert, fünf Motetten des französischen Komponisten Guillaume de Machaut. Diese spätmittelalterliche Musik klingt in der Wiedergabe von David James (Countertenor), Rogers Covey-Crumb (Tenor), Steven Harrold (Tenor) und Gordon Jones (Bariton) wunderbar rein, die kompliziert organisierten Stimmen dieser weltlichen und geistlichen Gesänge wirken selbst unter den akustischen Bedingungen der Beethovenhalle unangestrengt, fast meditativ.

Erst dann kamen die Musiker aus Bremen auf die Bühne. Auf den Pulten lagen Noten eines Komponisten aus dem 20. Jahrhundert (Strawinski), der sich mit einem Meister der Renaissance (Gesualdo) auseinandersetzte: Die altertümliche Harmonik und Melodik der frühen Musik und der Klang eines sehr farbig besetzten modernen Orchesters gehen hier eine überaus reizvolle Verbindung ein, die vor allem durch die vorzüglichen Bläser der Kammerphilharmonie eine bemerkenswerte Leuchtkraft erhielt.

In der Programmdramaturgie folgte mit beinahe logischer Konsequenz ein Werk des 21. Jahrhunderts, das aber durchaus ans Mittelalter anknüpft. In "Questions...", das der estnische Komponist Erkke-Sven Tüür den vier Stimmen des Hilliard-Ensembles sozusagen auf den Leib geschrieben hat, stehen die Männerstimmen einem Streichorchester gegenüber. Die Textgrundlage ist eher prosaisch: Ein vertontes Interview mit dem amerikanischen Quantenphysiker David Bohm (1917-1992), der überzeugt war, dass die Trennung von Kunst und Wissenschaft nur eine vorläufige sei.

Die Fragen werden in dichtem vierstimmigem Satz formuliert, bei den Antworten lockert Tüür den Satz ein wenig mehr auf. Und das Orchester kommentiert die Gedanken und Aussagen, mitunter sehr direkt und in der Interpretation der Kammerphilharmonie ungemein energetisch. Der Schluss dieses auch von den vier britischen Stimmen mit großer Intensität vorgetragenen Dialogs aber wirkte beinahe mit einem auskomponierten Fragezeichen. Neben den Ausführenden nahm auch der aus Estland angereiste Komponist (den mit Järvi die gemeinsame Zeit als Musiker in einer Rockband verbindet) den Applaus entgegen.

Nach der Pause setzte man mit mit der zweiten Sinfonie von Johannes Brahms ein orchestrales Glanzlicht. Diese Interpretation hatte alles, was man sich nur wünschen kann: Leidenschaft, Feuer, Virtuosität, mitreißende rhythmische Kraft und dabei eine nur selten zu vernehmende Durchhörbarkeit. Besser kann man ein Publikum für einen kommenden Brahms-Zyklus nicht anfixen. Nach dem Trompetensignal des Finales riss es die Zuhörer förmlich von den Sitzen.

Mit zwei Zugaben bedankte man sich dafür: Nach Brahms' Ungarischem Tanz folgte Sibelius' "Valse triste", deren trübe Moll-Stimmung so klangschön wiedergegeben wurde, dass sie sich in pures Glück verkehrte.

source: www.general-anzeiger-bonn.de (2 October 2012)

 


Bach vie prekvapiť aj po tristo rokoch (Bratislava, 17th September 2012)

Hilliard Ensemble in Bratislava
Trinásty ročník Konvergencií sa v pondelok večer začal v bratislavskom Dóme sv. Martina mimoriadnym koncertom v mimoriadnej kvalite. Hoci špičkový The Hilliard Ensemble na tomto festivale už účinkoval pred dvoma rokmi - so saxofonistom Janom Garbarekom - očakávania festivalového publika boli opäť veľmi vysoké, pretože každý projekt tohto súboru je výnimočný.

Ich ostatný projekt s exoticky znejúcim – pritom latinským názvom Morimur, ktorý evokuje smrť – je zaujímavý bachovský projekt nemeckej muzikologičky Helgy Thoene. Vychádzala z myšlienky, že čaru mágie čísiel – v období baroka veľmi populárnej a rozšírenej – nemohol odolať ani lipský majster. Početné citovanie vlastného mena vo svojich skladbách, všadeprítomná matematická dokonalosť skladieb a rôzne iné „nástrely“ ju v bádaní povzbudzovali. Výsledok výskumu bol skutočne zaujímavý.

V slávnej husľovej Ciaccone sú citované úryvky rôznych chorálov v strednom i spodnom hlase. Je to, samozrejme, skutočnosť na prvé, „bežné“ počutie nepostrehnuteľná. Podobné odkazy však rozhodne prvoplánové nie sú a Bach nie je výnimkou. K vyššiemu poznaniu sa človek, prípadne poslucháč dopracuje len detailnejším štúdiom. Rozhodne to však za námahu stojí.

V praxi to vyzerá tak, že jednotlivé časti Partity d¤mol pre sólové husle striedajú chorály ukryté v jej útrobách. Striedanie očarujúce a magické. Špeciálne v rukách (či lepšie povedané v hrdlách) protagonistov koncertu a vynikajúcej huslistky Muriel Cantoreggi z Francúzska.

Jej hra, jej legáto, artikulácia, to všetko sa približuje k pomyselnému ideálu priblíženia sa ľudskému hlasu. Plus vcítenie sa do tepu osobitného rytmu Bachovej hudby, dar, ktorý majú nemnohí. Prosto vokálna dimenzia jej hrania urobila striedanie inštrumentálnej a vokálnej zložky úplne prirodzeným.

Interpretáciu vokálneho súboru nie je, myslím, nutné rozoberať – znesie tie najvyššie parametre. I keď klasická, čisto mužská zostava je neprekonateľná. Ošúchané vety typu – Bachova hudba je večná, nadčasová – nie sú síce originálne, ale stopercentne pravdivé. Navyše treba ešte dodať nie nepodstatný detail – veľký Johann Sebastian Bach vie ešte aj po tristo rokoch stále prekvapiť.

source: kultura.pravda.sk (20 September 2012)
photo gallery: www.facebook.com

 


Ein Ensemble von Weltrang (Schaffhausen, 6th September 2012)

Hilliard Ensemble in Schaffhausen
Das Hilliard Ensemble gastierte mit einer Neukomposition eines Schweizer Komponisten in Schaffhausen.

Es war eines der aufsehenerregendsten Cross-over-Projekte aller Zeiten: als das auf Interpretation alter Musik spezialisierte Hilliard Ensemble im Jahre 1994 eine CD mit dem dänischen Jazzsaxofonisten Jan Garbarek veröffentlichte, worauf dieser zu den mittelalterlichen Polyfonien der Vokalisten ätherische Improvisationen in den Kirchenraum zauberte. Die Scheibe «Officium» wurde zu einem Welterfolg, und das Hilliard Ensemble war in aller Munde. Die grössten der zeitgenössischen Komponisten schrieben Werke für das Vokalensemble, das in wechselnden Besetzungen entweder zu viert, zu fünft oder als Sextett auftritt. Dass man diese Meister des Gesangs nun in Schaffhausen erleben durfte, war einem Werk geschuldet, das der zeitgenössische Schweizer Komponist Roman Rutishauser geschrieben (man darf vermuten: dem Hilliard Ensemble auf den Leib geschrieben) hat: «Tenebrae» ist eine rund 85 Minuten dauernde Vertonung von sieben Texten aus dem katholischen Responsorium zur Karwoche. Die Vokalisten werden dabei nur von einer grösstenteils improvisierenden Violine begleitet. Paul Giger – selber ebenfalls bedeutender Schweizer Komponist – gestaltete diesen Part trotz sichtbar starker Erkältung überaus klug und spannungsreich, oft an der Grenze zum Geräusch, zum nur angedeuteten Ton.

Postmodern und spirituell
«Tenebrae» bedeutet Dunkelheit, und etwas mehr davon hätte man sich in der städtischen Konzertkirche gewünscht. Die Musik pendelt zwischen leise und sehr leise. In einem kleineren Raum, vielleicht bei Kerzenlicht, wäre mehr Intimität zu erreichen gewesen. Aber auch so lauschte ein erfreulich zahlreich anwesendes Publikum sehr konzentriert und diszipliniert der Komposition.
Ganz unterschiedliche, meist meditative Klangbilder von teilweise erschütternder harmonischer Schönheit sind es, unterbrochen von Passagen mit rhythmisch akzentuierterer Gestik, die sich aus einer grossen Palette von Stilen bedient, ohne dabei ins Eklektische abzudriften. Manche Blöcke – sogenannte Loops – werden von den Sängern improvisiert. Vielleicht fehlt dem Werk in seiner Episodenhaftigkeit ein wenig der grosse dramatische Spannungsbogen, Rutishauser ist jedoch ein Meister der kleinen Form, der wirklich wunderschönen, ergreifenden Chorsätze in einer fast schon eingängigen, postmodernen und dabei durchaus spirituell inspirierten Musiksprache. Dabei ist es eine wahre musikalische Feierstunde, den britischen Herren in ihrer Fünferbesetzung bei glockenreinen Harmonien und einigen auch solistisch beeindruckenden Gesangskünsten (Bariton Jones Gordon) zuzuhören.

source: Schaffhauser Nachrichten (8 September 2012)

 


Gombert in Landshut, 29th June 2012

Hilliard Ensemble in Landshut

source: www.landshuter-hofmusiktage.com

 


Garbarek jazzt Kontraste. Vokalmusik und Saxophon als gewöhnungsbedürftige Liaison
(Wetzlar, 8th June 2012)

Hilliard Ensemble and Jan Garbarek in Wetzlar
Er habe den Jazz hinter sich gelassen. So hat es Saxophon-Legende Jan Garbarek zuvor gesagt. Seine neuen musikalischen Projekte orientieren sich an Volksmusik und an geistlichen Liedern aus dem Mittelalter. Im Wetzlarer Dom erlebten 950 Besucher beim Hessentag den christlichen Garbarek mit dem britischen Hilliard Ensemble.

"Officium Novum" hieß am Freitagabend das Programm in Anlehnung an das legendäre Album, mit dem Garbarek bereits 1994 Jazz und Gregorianische Gesänge zusammen brachte. Mit seinem neuen Programm wandert der Weltmusiker weiter nach Osten und widmet sich dem armenischen Komponisten Komitas Vardapet, der um das Jahr 1900 herum mittelalterliche Kirchenmusik und kaukasischen Liturgien verfasste. Das Hilliard Ensemble hat dessen Werke studiert und bearbeitete sie nun mit Garbarek zu eigenen, völlig neu arrangierten Werken.

So gehörte das in Wetzlar dargebotene "Surb, surb" zur Liturgie der Heiligen Messe der orthodoxen Kirche. Das Hilliard-Ensemble sang im Dom die komplexen Harmonien, die stets zu einem kontemplativen und komplizierten Schlussakkord hin führten. Auf die filigranen Männerstimmen setzte Garbarek seine Saxophon-Sequenzen. Immer wieder unterbrach Garbarek den ruhigen harmonischen Fluss mit jazzigen Einsprengseln.

Jan Garbarek, Sohn eines polnischen Einwanderers und einer Norwegerin, wuchs in Oslo auf und gilt als der beste Saxophonist der Welt. Nach seinen großen Erfolgen im Duo mit dem Pianisten Keith Jarrett wandte sich Garbarek den Volksmusiken der Welt zu. Auch das Hilliard Ensemble wurde mit der originalgetreuen Interpretation von christlichen Gesängen aus Mittelalter und Renaissance weltberühmt. Einige Werke des Programms "Officium Novum" beim Hessentag gingen gar bis in die Zeit der Antike zurück.

950 Besucher hören weltberühmte Musiker im Dom

Wenn Garbarek und das Hilliard Ensemble mittelalterliche Klänge mit zeitgenössischen Elementen des Freejazz verknüpften, entstand daraus manches Mal ein ansprechender und überraschender neuer Zusammenklang, oft aber blieb ein eher beziehungsloses Nebeneinander zurück.

Denn während das Hilliard Ensemble ganz in den Mönchsgesängen aufging, die ihm Weltruhm eintrugen, blkiebe Garbarek seinem Stil als freier Improvisator treu. Der Saxophonist, der einen völlig eigenen Stil entwickelte, als er sich autodidaktisch das Saxophonspiel aneignete, setzte wie immer Kontrapunkte, die verstören und aufhorchen lassen.

Die Passagen, in denen Garbarek sich stark einbrachte, wurden dabei auf der einen Seite für die Fans des Freejazz eine echte Freude. Die Anhänger des Mönchsgesang waren dagegen von den für sie irrlichternden Saxophonstößen häufig irritiert.

So war das Konzert für die Hälfte der Besucher eine Enttäuschung, was einige mit vorzeitigem Aufbruch zum Ausdruck brachten. Die anderen drückten ihre Begeisterung durch kräftigen Applaus aus, für den die Musiker sich mit einer Zugabe bedankten, die dem alten Gabarek näher kam, als die zuvor gespielten Stücke.

source: www.mittelhessen.de (9 June 2012)

Ein faszinierendes Konzerterlebnis - Jan Garbarek und das Hilliard Ensemble begeistern Zuhörer (hessentag.bistumlimburg.de, 9 June 2012)
photo gallery: www.hessentag-2012.de

 


Långsamma farbröder fascinerar (Stockholm, 5th and 6th June 2012)

"I went to the house but did not enter" Kompositören Heiner Göbbels har ställt de fyra herrarna i den världsberömda sångkvartetten The Hilliard Ensemble på teaterscenen.

Fyra farbröder på en teaterscen som står, sitter och går i gråa kläder. Några i publiken lämnar salen för att det är så långsamt, andra blir helt fascinerade. Den tyske konstmusik-kompositören Heiner Göbbels har tagit de fyra herrarna i den världsberömda sångkvartetten The Hilliard Ensemble ur deras naturliga element och ställt dem på teaterscenen istället. I dagarna uppträdde de på Dramaten i Stockholm.

Blev tagna på sängen
Den Brittiska The Hilliard Ensemble har sedan tidigt 80-tal hyllats för sina vokala tolkningar av bland andra Monteverdi, Bach och Arvo Pärt. De blev tagna på sängen när den tyska kompistören Heiner Goebbels ville göra dem till skådespelare i föreställningen "I went to the house but did not enter".

- Sanningen är att vi aldrig hade stått på scen förut, så när Heiner Göbbels föreslog att vi skulle stå på scen och agera kom det minst sagt som en chock för oss, men vi valde att lita på honom och han visade oss hur vi skulle göra, säger David James, en av medlemmarna i The Hilliard Ensemble.

Heiner Goebbels har både skrivit musiken till och regisserat föreställningen .

- Jag försöker bryta mönster och i det här fallet så ställde jag fyra sångare på scen och lät dem agera. Resultatet är rörande, säger Heiner Goebbels.

- Det här har förlängt vår karriär och tagit den i en helt annan riktning och det är vi oerhört tacksamma för, säger David James.

Sindra Grahn

source: svt.se (7 June 2012)

 


Wunderbarer Gesang in der Basilika (Marienstatt, 27th May 2012)

Hilliard Ensemble in Marienstatt
Weltberühmtes „Hilliard-Ensemble“ sorgt für besonderen Höhepunkt im Jubiläumsjahr. Die Marienstatter Abteikonzerte stehen in diesem Jahr unter dem Zeichen des 800-jährigen Jubiläums der Zisterzienser.

Kein Wunder, dass der künstlerische Leiter Frater Gregor Brandt im Rahmen des Kultursommers Rheinland-Pfalz aus diesem Anlass namhafte Künstler nach Marienstatt holt. So wie am Pfingstsonntag, wo das "Hilliard Ensemble", das sich 1974 in England gründete, zu einem außergewöhnlichen Konzert in der bis auf den letzten Platz besetzten Basilika zusammenfand.

Frater Gregor, der die vielen Gäste begrüßte, nannte die Begegnung mit diesem Ensemble, das heute als eines der weltbesten gilt, als einen neuen Höhepunkt im Jubiläumsjahr.

In der Tat: Schon zur stimmungsvollen Eröffnung, zu der die vier Sänger aus verschiedenen Richtungen der Basilika kommend den Altarraum betraten und den Hymnus zum heiligen Geist "O ignis Spiritus" von Hildegard von Bingen (1098–1179) intonierten, erfüllte wunderbarer Gesang den Kirchenraum. Es wurde einem die eindringliche Schönheit des mystischen Gesangs der Mystikerin und Seherin Hildegard bewusst, deren Melodien nur in einer einzigen Quelle überliefert sind. Es sind Texte, die, mit Ausnahme eines Kyrie, zum großen Teil den literarischen Werken Hildegards entnommen sind.

Insofern machte das weltberühmte Quartett mit Davis James (Countertenor), Steven Harrold (Tenor), Rogers Covey-Crump (Tenor) und Gordon Jones (Bariton) eine einmalige Zeitgeschichte lebendig, die mit einer selten erlebten Klangfarbe ganz erheblich zu diesem Kunstgenuss beitrug. Ganz abgesehen von der meditativen Wirkung, von der der anwesende Abt Pater Andreas Range mit seinen Mönchen ebenso angetan war, wie die begeisterte Zuhörergemeinde.

Das Ensemble, das nach dem englischen Miniaturenmaler Nicholas Hilliard (1547–1619 )benannt ist, zeichnet sich wahrlich in den Miniaturen der Vokalmusik aus. Besonders der Countertenor David James brillierte mit einem hellen leuchtenden und wunderbaren Ton, der weit über eine "normale" Altstimme hinausgeht. Die Verschmelzung zu einem homogenen Ganzen geschieht ganz unaufdringlich unter Beherrschung der Stimmregister.

Hatte sich das "Hilliard Ensemble" ursprünglich auf die Musik des 16. Jahrhunderts spezialisiert, so hat die unbestrittene Qualität des Ensembles, auch durch den unverwechselbaren Klang, zahlreiche zeitgenössische Komponisten inspiriert, Werke für die "Hilliards" zu schreiben.

Natürlich waren da Beispiele zu hören. In immer wieder wechselnden Besetzungen mit einem gewissen sphärischen Klangmuster ließen sie erkennen, was doch alles mit der menschlichen Stimme möglich ist. Dabei nutzten die Sänger natürlich ihre große Erfahrungen aus, auch mit den Elementen der Raumakustik einen intensiven und ausdrucksstarken Klang zu erzielen. Sie zwingen praktisch die Zuhörer durch die Dringlichkeit der Tonsprache zum intensiven Hören.

Nicht nur dem Geist des Pfingstfestes, das auch als der Geburtstag der Kirche angesehen ist, war das Programm abgestimmt, sondern auch auf die Gottesmutter, die ja von den Zisterziensern in Marienstatt stark verehrt wird. "Aus Liebe zu Christus", jenes Leitwort, das das Jubiläum begleitet, führt auch die Liebe zu Maria, die das Quartett mit der großartigen Komposition "Most Holy Mother of God" des zeitgenössischen Arvo Pärt (geb. 1935) abschloss. Hier machten sich die hohe Kunst des Gesangs mit tiefgreifenden Elementen des Glaubens noch einmal ganz und gar bemerkbar. Man war wie hingerissen. Stehende Ovationen und langer Applaus waren der Dank des begeisterten Publikums für ein nicht alltägliches Konzert.

source: www.fnp.de (2 June 2012)

 


Von der Verlorenheit des Klangs (Speyer, 22nd May 2012)


Gottesdienst oder Konzert? Das ist am Ende gar nicht mehr wichtig. Wobei das britische Hilliard-Ensemble durchaus verdeutlicht, in wessen Diensten die Vokalkunst früherer Jahrhunderte stand. Der sakralen und spirituellen Dimension der 400 Jahre alten Gesänge von Carlo Gesualdo kann sich - zumal im Speyerer Dom! - denn wohl auch kein Konzertbesucher entziehen.

Schon häufiger zu Gast bei den Schwetzinger Festspielen, ist es doch immer wieder von Neuem faszinierend, mit welcher Selbstverständlichkeit und natürlichen Präsenz dieses Ensemble die Klangsprache von Gregorianik und Renaissance-Madrigalen beherrscht. Es braucht nur ein akzentuiertes Atemholen oder ein Anheben der Schulter als Verständigungszeichen, und schon fügen sich polyphone Linien zu einem schillernden Klanggebilde, das von sich ständig wechselnden Harmonien und Hallwirkungen im Dom immer neu eingefärbt wird.

Finsternis der Passion

Wenige Tage vor Pfingsten tauchen die Gesualdo-Gesänge, als Antiphone und Responsorien eingebettet in gregorianische Liturgik, tief ein in die Finsternis der Passion. Die rezitatorischen Lesungen gestaltet Bariton Gordon Jones mit gesanglichem, beinahe kantablem Ausdruck. Das Kreuzigungsgeschehen kommentiert das Ensemble mit aufgewühlter Empathie. Die Countertenöre David James und David Gould sowie die Tenöre John Potter, Rogers Covey-Crump und Bassist Robert Macdonald bilden einen Kammerchor der besonderen Art. Immer wieder tritt die künstlerische Darstellung, die gleichwohl ein hohes Niveau behauptet, hinter ihrer religiös-ästhetischen Bedeutung zurück.

Gesualdos "Miserere", jene Reflexion des Gläubigen auf den Opfertod Jesu, mündet nach den erschütternden emotionalen Aufwallungen in eine feierliche Ruhe, die der Demut des Sünders vor dem barmherzigen Gott Raum gibt. Der letzte Ton endet auf dem Wort "Kreuz" und bleibt als harmonisch unaufgelöster Klang wie verloren im Raum stehen. Mehr kann eine Predigt auch nicht sagen.

source: www.morgenweb.de (24 May 2012)
audio source: www.swr.de

 


The Hilliard Ensemble performs Da Pacem with artistry and unity (Singapore, 27th April 2012)

Hilliard Ensemble in Singapore
DA PACEM - The Hilliard Ensemble - Esplanade Concert Hall - Friday, April 27

With one of their tenors replaced by soprano Monika Mauch, The Hilliard Ensemble still displayed their matchless skill in close-knit ensemble singing.

In the first half of their concert, they offered up a tantalising selection of Medieval English and contemporary Estonian songs, and delivered them with consummate artistry and an instinctive feeling of togetherness.

After the interval, violinist Muriel Cantoreggi gave a committed account of Bach's unaccompanied Partita in D minor, each movement interspersed with unconnected sung verses from an assortment of Bach chorales. The climax came with a repeat of one of the Bach violin movements with vaguely incoherent vocal lines superimposed in an academic experiment devised by Helga Thoene.

Not the most convincing musical programme ever, but unquestionably some of the finest ensemble singing Singapore has yet experienced.

source: www.straitstimes.com (28 April 2012)

Hilliard Ensemble Minus 1 (Dr Marc's Blog, 29 April 2012)

 


Finsternis für sechs Stimmen. Das Hilliard-Ensemble faszinierte mit Gesualdo-Responsorien (Münster, 6th April 2012)

Hilliard Ensemble in Münster
Der Name des Hilliard-Ensembles zählt zu den größten unter den Interpreten der Alte-Musik-Szene, und seine bereits 1991 unter dem Titel „Tenebrae“ erschienene preisgekrönte Aufnahme von Responsorien des Spätrenaissance-Komponisten Carlo Gesualdo sorgte für nachhaltigen Eindruck.

Am Karfreitag in der Überwasserkirche konnte auch das münstersche Publikum sich im Rahmen der Veranstaltungsreihe „Musica Sacra“ sein Bild von dieser Ausnahmeformation und ihrem ebenso kultivierten wie einfühlsamen Zugriff auf Gesualdos komplexe Vokalsätze machen. David James und David Gould (Countertenor), Steven Harrold und Rogers Covey-Crump (Tenor), Gordon Jones (Bariton) und Robert Macdonald (Bass) brachten neben den Responsorien, denen für den Karfreitag ausgewählte Texte zugrunde liegen, auch ein „Benedictus“ (Lobgesang des Zacharias) und ein „Miserere“ (51. Psalm) zu Gehör, außerdem Lesungen aus den Klageliedern Jeremias, bei denen Gordon Jones als Vorsänger fungierte. Zwischen der Schlichtheit der Lesungen und den Tenebrae-Responsorien mit ihrer Sechsstimmigkeit, die von heller Alt- bis zu dunkelster Basslage ein weites Spektrum an stimmlichen Ausdrucksmöglichkeiten abdecken, ergab sich ein faszinierender Kontrast. Er machte das Konzert noch emotionaler, als es durch die Innigkeit, mit der das Ensemble den kaum vorherzusehenden harmonischen Verläufen folgte, die der Komponist durch seine kühne Verwendung der Chromatik angelegt hatte, ohnehin schon war. An dieses karfreitägliche Musikereignis wird ein bewegtes Publikum sicher noch lange zurückdenken.

source: www.wn.de (9 April 2012)

 


The Hilliard Ensemble and the ACO: Concert review (Sydney, 20th March 2012)

Hilliard Ensemble in Sydney
Songs ancient and modern from the west and from the east were featured in a stunning vocal display by the English quartet The Hilliard Ensemble backed by the Australian Chamber Orchestra.

One of the top chamber groups in Europe, the ensemble has an impressive discography - most recently on the German ECM label - and are as noted for their collaborations with jazz players like saxophonist Jan Garbarek as for their early music performances.

This current tour - their first here for many years - featured some deft interweaving with the ACO under its guest leader Helena Rathbone.

The program started in England, beautifully set up by the orchestra’s rendering of Elgar’s Serenade for Strings. This led into the verse and refrain Ah, Gentle Jesu composed around 1500 by Sheryngham - about whom little is known, including his first name.

This substantial work is perfectly fitted for the group’s glorious harmonic blending and uncanny control of dynamic - at times the responses were almost whispered by countertenor David James and tenor Rogers Covey-Crump as the Penitent and the lower voices of tenor Steve Herrold and baritone Gordon Jones as Jesus.

The scene then moved eastwards and a work by contemporary composer Alexander Raskatov, Obikhod, based on the chants and texts of the Russian Orthodox Church and written for the Hilliard Ensemble in 2003.

This lengthy piece in five sections, sung in Slovenian and featuring dramatic use of the orchestra as accompaniment, led without pause into another of the group’s contemporary collaborations, Estonian minimalist doyen Arvo Part, and his exquisite four-minute Most Holy Mother of God with its haunting repeated refrain.

This work was also premiered by the Hilliard Ensemble in 2003.

The second half saw James rested and the remaining trio moved up a level above the stage and behind the orchestra for a set of variations on the hymn Veni Creator Spiritus, interweaving a capella Gregorian plainchant with a French medieval version and two movements from Australian composer Ross Edward’s string octet of the same name.

This fascinating and beautiful concert was neatly wrapped up with Rathbone leading a larger string ensemble in Anton Arensky’s Variations on A Theme by Tchaikovsky.

source: whereilive.com.au (21 March 2012)

 


Odd pairing wanders into barren territory (Canberra, 10th March 2012)

Hilliard Ensemble in Sydney
TO a degree, pairing the Hilliard Ensemble with the Australian Chamber Orchestra was an inspired stroke. But it raises the question: where is the repertoire for a renowned male vocal quartet coupled with a 17-piece string orchestra? What the ACO came up with was pretty ingenious, even if paperclips and glue were still apparent.

One solution is to look for common ground in different territories, places such as Gregorian chant. Seven verses of the ninth-century sequence, Veni, Creator Spiritus, exquisitely sung by the lower voices, were interleaved with a medieval motet and a string piece by Ross Edwards.

The motet sounded insipid. Medieval music has been lurking in Edwards's basement all these years and surfaces too rarely in such gems as his 2003 setting for eight-part string ensemble. The ACO revelled in his cosmic dances and richly textured musings on the human spirit. Manifestly, this was the best music making of the program.

At the other end of the spectrum was a recent work by the contemporary Russian composer Alexander Raskatov. In 2002 the Hilliard Ensemble commissioned his "chamber requiem" Obikod, a 30-minute essay on a mode of Old Russian liturgical chant. Its five movements meander fitfully into various terrains, never for very long and rarely persuasively. Spiky and disjointed, Obikod seemed awkward for singers and strings. For the moment, it ranks near the bottom of the wonderful discoveries the ACO has given us over the years.

Mercifully, the Hilliards slipped in, unannounced, a coda to the Raskatov. In its stark and hypnotic repetitions, Arvo Part's short motet Most Holy Mother of God was truly blessed relief. The Hilliards are Part's foremost exponents in the world today; these four minutes were misanthropic.

Bookending this odd program were works that brought the ACO into more familiar territory. Elgar's Serenade sounded listless, even nervous, whereas Arensky's affectionate tribute to Tchaikovsky, with its occasional resonances of Russian liturgical music, gave the ACO a chance to relish truly grateful string writing.

Hopefully, it will not be too long before we hear the ACO and the Hilliards together again, in music worthy of their undisputed reputations.

source: www.theaustralian.com.au (12 March 2012)

 

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